Animation au jardin

Plantes médicinales au jardin thérapeutique

Les plantes médicinales font partie des plantes que l’on retrouve très souvent dans les jardins thérapeutiques. C’est d’ailleurs ce qui vient en premier comme type de végétaux, dans l’esprit des gens lorsqu’on aborde le jardin de soins, avec le risque pour les néophytes de le restreindre malheureusement à cela. (Cliquez ICI pour lire un article là dessus).

Pour revenir à mes propos du départ, donc, les plantes médicinales sont très souvent et en toute logique incontournables au jardin thérapeutique. Le jardin enrichi de ces belles plantes, il n’est cependant pas toujours simple de connaitre les utilisations possibles de celles ci ou de faire la distinction entre les différents modes de préparation. 

Vaste sujet auquel je ne répondrais pas totalement aujourd’hui.

Dans cet article, nous nous attacherons dans un premier temps à identifier, les différents modes de préparation. L’utilisation étant fonction des propriétés de chaque plante, j’aborderai sans doute cela au cours des articles à venir. 

Préparations des plantes médicinales

On recense trois types de préparation des plantes médicinales. Dans les trois cas il s’agit de solubiliser les plantes en elles mêmes dans un liquide, le plus souvent de l’eau.

Infusion de plantes médicinales

L’infusion est LA préparation par excellence, utiliser lorsque vous disposez d’un jardin thérapeutique. L’infusion, plus souvent nommée tisane par les bénéficiaires du jardin, est généralement intégrée dans ce que l’on appelle les rituels, lors des séances d’hortithérapie. Plus simplement, chacun aime se retrouver au jardin, où se remémorer le jardin, autour d’une tasse fumante et odorante, seul ou en bonne compagnie.

Comment faire une infusion de plantes ?
  • Amener à ebullition légère de l’eau.
  • Stopper la source de chaleur dès l’apparition des premières petites bulles à la surface de l’eau
  • Verser l’eau dans le contenant où se trouve vos plantes.
  • Attendre environs 10 minutes que les plantes infusent
  • Filtrer ou retirer tout simplement les plantes de l’eau (attention chaud !)
  • Buvez
  • Sucrer avec du miel bio si pas de contre indications.
doit être bu dans les ... 24 h maximum !
Au jardin thérapeutique

Au jardin il n’est pas toujours évident d’avoir de quoi mettre à chauffer une bouilloire faute d’avoir prévue dans la conception initiale, une prise à cet effet.

Dans ce cas, l’hortithérapeute, peut tout à fait se munir d’une bouteille thermos pré remplie d’eau frémissante, en veillant de laisser un peu de place.

A son arrivée pour la séance au jardin, un petit tour des lieux avec les bénéficiaires, permettra d’amorcer positivement ce temps au jardin. On récolte, sent, affirme ses préférences. Cela motivera certaines et certains à rester jusqu’au bout, pour une dégustation collective et joyeuse, en fin de séance.

Décoction de plantes médicinales

La décoction est beaucoup moins utilisée au jardin thérapeutique. Plus forte au goût et plus concentrée en principe actif, son usage reste limité par crainte des risques iatrogéniques, par les animateurs hortithérapeute.

Sans ordonnance ou consignes spécifiques du médecin qui suit la personne en question, il est fortement recommandé de laisser cela pour des usages personnels, si on le souhaite, d’autant plus s’il s’agit d’administration orale. 

L’utilisation de la décoction, est le plus souvent faite au jardin thérapeutique, en cataplasme permettant de soulager. Comme avec le houblon  par exemple, afin de soulager et de calmer les petites irritations, rougeurs de peau ou faciliter la cicatrisation de petite plaies.

Comment faire une décoction de plantes ?
  • Mettre les plantes dans le contenant avec l’eau FROIDE ! (ou légèrement frémissante)
  • Faire chauffer le tout, ensemble.
  • Porter à ébullition quelques minutes
  • Laisser refroidir.
  • Filtrer
Au jardin thérapeutique

Personnellement, je ne recommanderai pas ce type de préparation lors de séances au jardin thérapeutique. Outre le fait que cela reste d’un point de vue logistique compliqué à mettre en place rapidement, le bénéfice risque et trop élevé et pas nécessaire à mon sens.

Connaitre l’existence de cette préparation reste malgré tout intéressante, si vous aborder cette thématique des plantes médicinales lors des séances au jardin.

Macération de plantes médicinales

Macérat de calendula pour les mains de jardiniers.

La macération, comme son nom l’indique est une préparation qui nécessite un temps plus ou moins long de “trempage” dans une solution. Moins pratique peut être au jardin mais tout à fait envisageable. On travaillera à coup sûr davantage sur la patience, qu’avec une infusion !

A titre indicatif : (car, peu, voir, pas utilisé au jardin thérapeutique)

  • Lorsque la macération est à base d’alcool ou de vinaigre, on parle de teinture.
  • Lorsque la préparation est augmentée d’un sirop de sucre, on parle alors de sirop.

La macération dans de l’eau ou de l’huile, sont à exploiter lors d’ateliers en fonction, bien évidemment, du public accueilli.

Comment faire une macération de plantes ?

Tout dépend du soluté, de la plante, de l’utilisation.

Pour une huile solarisée par exemple on compte 21 jours de macération à la lumière du soleil.

Pour les teintures, on peut aller de trois à six semaines de macération en plaçant le tout à l’abri de la lumière.

Dans tout les cas, une recette claire est indispensable, ainsi que des indications sur l’utilisation, la conservation.

Au jardin thérapeutique

La macération peut être envisagée notamment pour la réalisation de produits plus de “confort”, au jardin thérapeutique. Je pense notamment à l’huile de Calendula (souci). Cette huile est particulièrement appréciée par les jardiniers, qu’ils soient amateurs ou pros, afin de soulager et d’hydrater leurs mains de travailleurs !

Contrairement à l’infusion, cela demande plus de préparation, de surveillance dans le temps et un petit budget supplémentaire pour les macérats huileux ou au vinaigre.  

Pour aller plus loin

Les livres sur les plantes médicinales ne manques pas ! Je vous reparlerez prochainement d’un de mes livres fétiche que j’utilise depuis plusieurs années.

Internet regorge également de recette et d’infos sur ce sujet, à vous de voir ce qui serait le plus adapté au public accueilli, à votre budget et à vos capacités logistiques, pour vos séances au jardin thérapeutique.

Je vous laisse cependant deux références que j’apprécie tout particulièrement :

La chaine YT de Christophe Bernard. Il possède également un site internet au contenu hyper riche.

La chaine YT d’un autre Christophe, Christophe de Hody, Le chemin de la Nature. Il possède également un site et propose des formations en ligne sur les plantes sauvages mais aussi sur la réalisation de “remèdes” à base de plantes. 

 

La parole est à vous

Partagez dans les commentaires, quelles sont vos préparations, recettes, plantes préférées et pourquoi.

Je suis curieuse de découvrir ça.

Version en anglais

Cet article existe aussi en anglais sur Plus de Vert Less Béton : “Medicinal plants in the therapeutic garden”

Cadeau !

En complément de cet article je vous offre la possibilité de télécharger gratuitement un bonus que j’ai réalisé sur les plantes médicinales.

Vous y retrouverez notamment :

  • plus de 8 recettes simples à  utiliser au jardin de soins
  • les méthodes de récoltes, de conservation
  • plusieurs listes de plantes à mettre au jardin de soins pour une utilisation courante lors de vos séances.
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2 commentaires

  • isabelle LAUNET

    Bravo Paule pour tes articles et vidéo, passionnants, instructifs. Je me délecte a te lire.
    Pour info il y a une petite coquille au début de ton article :” Les plantes font partie des plantes que l’on retrouve ”
    Vivement ton prochain post.

    • Paule Lebay

      Ooooh merci Isabelle ! Tu n’imagines pas à quel point cela me motive encore plus de lire ce genre de petit mot… Une coquille en moins ! Je viens de rectifier le tir, dans l’article en français et sa version en anglais. Très régulièrement j’en retrouve de ci de là. Je fais de mon mieux pour les éviter. Mais heureusement j’ai des lectrices et lecteurs bienveillants qui m’avertissent volontiers et en toute bienveillance. Au plaisir d’échanger avec toi, Paule.

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