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Jardin thérapeutique et Alzheimer

Bienvenue sur Plus de vert les béton ! Si vous êtes nouveau ici, vous voudrez sans doute lire mon bonus qui vous explique comment créer un jardin thérapeutique à moindre coût cliquez ici pour télécharger le bonus gratuitement ! 🙂 Bienvenue à nouveau sur Plus de vert less béton ! Comme ce n’est pas la 1ère fois que vous venez ici, vous voudrez sans doute lire mon bonus qui vous explique comment créer un jardin thérapeutique à moindre coût cliquez ici pour télécharger le bonus gratuitement ! 🙂Jardin thérapeutique et Alzheimer Lorsque la plupart des personnes pensent à jardin thérapeutique ils y associent très souvent les personnes âgées. Il en va souvent de même, lorsque l’on parle de la maladie d’Alzheimer. Dans les deux cas, nous savons que même si ces deux associations d’idées peuvent être une réalité, il n’en reste pas moins qu’on ne peut en faire une exclusivité, loin de là.  La dureté de la réalité et les chiffres sont cependant bien là pour nous rappeler combien il est cependant nécessaire de poursuivre les efforts vis à vis des conditions de prise en soins des personnes qui souffrent de troubles cognitifs. Ne disposant pas encore de traitement permettant de guérir de cette maladie, qu’est Alzheimer, il se trouve que la qualité de l’accompagnement est encore la manière façon d’en ralentir l’évolution et les troubles qui s’y associent.  La conception et l’animation de jardin thérapeutiques auprès de ces personnes et de leurs aidants permettent d’augmenter la qualité de prise en soins non médicamenteuse et ainsi d’augmenter la qualité de vie de toutes personnes touchées de près ou de loin  par cette pathologie.  Grâce aux données chiffrées, nous comprenons rapidement pourquoi, il est important d’intégrer les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer ou toute autre pathologie neurodégénérative de type Alzheimer au domaine des jardins thérapeutiques, qu’ils soient dans des institutions ou extra muros.  Nous verrons ensemble les points d’attention à avoir en tête, spécifiquement lorsque l’on imagine, conçoit et anime, ce type de jardin pour ce public. Dans ce premier article nous nous attacherons davantage à l’impact de la conception sur le sentiment de sécurité nécessaire en particulier lorsque le jardin est destiné à ce type de population. Nous verrons pourquoi ce sentiment a son importance également auprès des professionnels et des aidants.  Alzheimer en chiffre Alzheimer c’est 225 000 nouveaux cas recensés par année en France et une estimation d’Alzheimer Europe de 2,2 millions de personnes touchées d’ici 2050.  Même si l’essentiel du nombre de personnes atteintes aujourd’hui par cette maladie reste essentiellement de personnes âgées de plus de 80 ans, il n’en reste pas moins qu’on estime aujourd’hui à près de 33 000 le nombre d’individus de moins de 60 ans atteints par cette dernière.  Plus de la moitié des personnes atteintes sont généralement en EHPAD et près de 70% sont prise en soins en unité spécialisée de type USLD.  Ce qui signifie également qu’un bon nombre de patients sont encore chez eux soutenus par leurs proches et les services de soins à domicile.  Ce qui m’amène à plusieurs réflexions :  que si l’on veut aider un grand nombre de personnes touchées de près ou de loin par la maladie d’Alzheimer, les EHPAD et USLD restent bien des lieux a privilégier.  que le jardin devrait de plus en plus être pensé au domicile, en extra muros, comme outil d’aide aux aidants et aux personnes qui vivent encore chez eux malgré la maladie.  qu’une vulgarisation et qu’un partage des connaissances au plus grand nombre (professionnels et aidants familiaux) sur ce type d’accompagnement par et avec le jardin devrait avoir lieu, afin de faciliter les mises en place d’espaces extérieurs adaptés de manière plus générale. que cette maladie neuro dégénérative et celles dites associées touchent également des personnes plus jeunes, qui implique d’autant plus de vigilance par rapport à la « culture » des bénéficiaires du jardin. (plus d’explications dans le prochain article sur  le rôle de l’animation sur le sentiment de sécurité).  Comment générer de l’apaisement par le jardin pour des personnes souffrant d’Alzheimer ? Que recherchera t’on au final au travers l’implantation et l’utilisation du jardin, lorsque l’on accompagne des personnes atteintes de maladies neuro dégénératives comme Alzheimer ?  Je dirais en premier lieu, un bien être, un apaisement à la fois psychologique et physique. Alléger les tentions, les angoisses qui accompagne à juste titre ces maladies et leurs effets sur le quotidien.  Si la maladie impacte en toute logique avant tout le patient, il n’en reste pas moins que le jardin peut également être ressourçant, déstressant pour les aidants, professionnels ou non.  Comment dans ce cas générer de l’apaisement pour tous au travers le jardin et son utilisation ?  Je dirais qu’il faut avant tout s’attacher à plusieurs points : la notion, le sentiment de sécurité la conception, perception du soin et du bien être la prise de conscience de l’importance du plaisir dans le quotidien et les actes de chacun. Alzheimer et sécurité Le jardin ne devrait pas être source d’angoisses, d’insécurité pour qui compte l’utilise, le fréquente. Cela vaut pour l’ensemble des jardins thérapeutiques mais cela est d’autant plus vrai lorsqu’il s’agit d’un jardin de soins accueillant des personnes avec des troubles liés à la maladie d’Alzheimer.  La maladie elle-même est très déstabilisante et peut être à différents stades générer ces sentiments d’angoisses, de stress ou de peur.  La conception peut soit accentuer, soit amoindrir ces sentiments anxiogènes et peu confortables pour tous.  Au delà des patients eux mêmes nous verrons que ce sentiment devra aussi être ressenti par l’ensemble des utilisateurs du jardin, au risque sinon, que le jardin ne soit pas utilisé de manière optimale.  Pourquoi rechercher ce sentiment de sécurité pour les patients ? Moins une personne à la capacité à modifier seule son environnement, plus celle ci est influencée par celui ci. Cela implique donc, que plus la personne est à un stade avancé de la maladie, plus la conception du jardin a un retentissement fort sur celle ci.  Il est certain que si une personne ne se sent pas en sécurité dans un espace, elle aura tendance a fuir le lieu, à s’opposer lorsqu’on lui proposera de s’y rendre, à s’agiter si on venait à insister. Qui d’ailleurs ne réagirait pas ainsi ! Instinctivement… personne.  Pour des personnes qui souffrent de troubles neurodégénératifs cela est exacerbé et totalement opposé à la ligne directrice des prise en soins habituelle auprès de ces personnes, privilégiant tout l’inverse. Les protocoles de soins actuels recherchent davantage à réduire les troubles souvent liés à la pathologie : agitation, stress, perturbation du comportement. La sensation de ne pas être en sécurité peut être source de tous ces troubles.  Ce qui est à priviligier dans la conception d’un jardin thérapeutique pour des patients souffrant d’Alzheimer un espace jardin pas trop vaste, pour lequel un simple balayage du regard suffit à en percevoir les limites.  un espace structuré. Tout doit paraître le plus clair, organisé possible.  un espace intelligible : on perçoit rapidement les différents sous espaces, les chemins, et autres points « stratégiques » (point d’eau, serre, point à l’ombre, assises) le jardin doit avoir quelques points fixes qui ne varie pas selon les saisons. (repères spatiaux). Cela peut être un des éléments d’aménagement mais aussi un végétal remarquable aux feuillage non caduque par exemple). l’accès doit être facile, les zones de marche ou d’atelier ne devrait pas représenter un risque de chute manifeste. Attention donc aux « obstacles » parfois minimes pour une personne sans problème de santé mais bien réels lorsque vos perceptions sont perturbées. Les bordures sont de grands classiques en la matière ! les chemins ne doivent pas finir en impasse mais plutôt former un circuit fermé, une boucle ou un huit. Des zones de pauses, permettant de reprendre son souffle, de reposer ses jambes, de récupérer un peu avant de reprendre son chemin doivent être positionnés à des endroits stratégiques vis à vis de la connaissance que les professionnels ont sur les capacités physiques et les habitudes des patients. Ces points « relais » permettent petit à petit de mettre les patients en confiance vis à vis du lieu et incite de ce fait à plus de spontanéité. toute vue sur l’extérieur de l’espace jardin peut amener à des désirs de partir, de rentrer chez soi, d’aller chercher son enfant à l’école (alors que l’enfant en question a en réalité une soixantaine d’année), de se rendre chez son patron (alors que la personne est en retraite depuis plus de 10 ans), de retrouver sa mère (qui est morte depuis 20 ans dans les faits)… C’est pourquoi il est intéressant de penser le jardin comme un lieu clos (origine d’ailleurs du mot jardin) à l’extérieur. Un lieu clos agréable qui donne plus le sentiment d’un cocon que d’une cour de prison (à majorité végétal donc). Une hauteur de 2 m à 2m50 de palissade en bois ou végétalisée, permet cela. créer une vue attractive depuis l’intérieur pour les patients, qui les pousseraient spontanément à se rendre au jardin et à saisir plus facilement qu’il s’agit bien d’un jardin (la plus simple des attraction restant les végétaux eux-mêmes). Pourquoi rechercher ce sentiment de sécurité pour les professionnels ? En quoi la conception peut elle impacter les soignants me direz vous ?  En réalité ce n’est pas tant les soignants que la conception touche, mais l’utilisation ou non du dit espace.  Si la conception et l’aménagement de l’espace du jardin thérapeutique n’inspire pas un sentiment de sécurité également pour les soignants, il y a de fortes probabilités pour que le lieu ne soit tout bonnement pas accessible à quiconque qui ne possède pas la clé du jardin. Tout accompagnateurs quelqu’il soit a besoin de savoir la personne dont il a la charge de soins, en sécurité à chaque instant. Il en va de même pour les équipes de direction.  Un bon nombre de jardins thérapeutiques à destination de personnes souffrant d’Alzheimer ou troubles cognitifs restent seulement accessible lorsqu’un accompagnement, une « surveillance » et possible par un membre du personnel. Pourquoi ? parce que les soignants craignent qu’il arrive quelque chose à la personne (sentiment d’insécurité donc vis à vis de l’aménagement de l’espace) parce que la direction craint qu’il arrive quoique ce soit si la personne est non accompagnée (sentiment d’insécurité vis à vis des plaintes des proches aidants, des procès en cas de problème au jardin, souci d’offrir le meilleur à leur « clients »…) mais en même temps n’a pas de salarié attitré officiellement à l’animation et gestion du dit espace de soins. (là c’est un autre débat…) parce que les soignants ont peur qu’un collègue, une famille, un supérieur hiérarchique, leurs reproche d’avoir pris cette initiative de laisser seul un patient avec ce risque qu’il puisse lui arriver quoique ce soit. (peur du jugement sur la qualité de son travail, ses compétences) Ce qui est à privilégier dans la conception d’un jardin thérapeutique pour des patients souffrant d’Alzheimer Avec un espace plus petit, les soignants peuvent rapidement de la même manière qu’un patient, faire le tour de l’espace en un regard.  Les zones a privilégiées sont mises en avant et bien visibles. Les zones que l’on ne souhaitent pas voir empruntées pour une quelconque raison (risque de chute, risque de fugue, risque d’enjambement, risque d’accentuation de manque de repères…) sont à l’inverse à masquer de manière subtile.  Le jardin devrait être visible depuis l’intérieur (baie vitrée, patio) Tous les points, zones ou éléments considérés comme dangereux ou à risque devraient être passés en revue lors de la conception, la mise en place puis l’utilisation de l’espace avec l’ensemble du personnel d’accompagnement afin de trouver des solutions garantissants selon eux un sentiment de sécurité pour tous et plus particulièrement pour les patients.  Un travail collégial autour de la conception d’un jardin thérapeutique pour personnes souffrant d’Alzheimer et une attention particulière sur la vue, génèrent le sentiment de sécurité nécessaire à tous. P.Lebay Pourquoi rechercher ce sentiment de sécurité pour les aidants ? Chaque aidant veut le meilleur pour son proche malade. Il a besoin

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Animation au jardin

Être hortithérapeute aujourd’hui en Europe

Être hortithérapeute de nos jours en Europe, qu’est ce que cela veut dire ? Qu’est ce que cela implique de connaissances, de compétences, de formation, de salaire, de reconnaissance ? C’est ce que nous aborderons aujourd’hui, grâce à un échange que j’ai eu il y a quelques semaines avec Leila Alcalde, native espagnole, qui s’est formée aux Royaume Unis à l’université de Coventry, sur ce métier émergeant en Europe. Merci à toi Leila d’avoir bien voulu participer à ce petit jeu de questions/ réponses, qui devraient intéresser pas mal de personnes ici. Quelle reconnaissance ? Aux Royaumes Unis, malgré une sensibilisation active depuis plus de 40 ans déjà, faite par l’association THRIVE et le mise en place de formation de praticiens, le métier et la pratique même de l’hortithérapie comme activité complémentaire aux thérapies classiques, restent encore peu connus. Beaucoup de projets de jardinage existent dans les écoles classiques et spécialisées, dans les hôpitaux, les établissements de santé mentale, les maisons de retraite … cependant ces derniers sont le plus souvent gérés par des bénévoles ! Les anglais semblent plus conscients des bienfaits de la Nature et du jardinage en particulier, que de l’intérêt d’avoir un professionnel comme accompagnateur à cette thérapie complémentaire.  » Ce qui est une préoccupation pour des praticiens comme moi, formés et qui souhaitent pouvoir exercé dans ce domaine de manière professionnelle. «  Leila a également pu travailler à Hambourg et lors d’une rencontre entre hortithérapeutes en Allemagne, elle a eu la surprise de constater que la majorité des praticiens du pays, travaillaient bel et bien dans le secteur hospitalier. Ce qui assez remarquable. Cependant, comme partout en Europe actuellement, le métier reste peu connu dans le sens où peu connaissent le rôle exact d’un hortithérapeute et tous les moyens dont il dispose afin d’améliorer la prise en soins des personnes qui en ont besoin. Des associations existent, comme en Allemagne avec IGGT, les praticiens semblent bien organisés, trouvent des postes dans le secteur de la santé et forment des praticiens au delà du pays comme en Autriche et en Suisse, mais rien n’y fait, le métier peine encore à se faire connaitre. Qualités et compétences d’un hortithérapeute Je rejoins complètement Leila sur les qualités et compétences que devrait posséder un hortithérapeute et c’est d’ailleurs à peu de choses près ce que j’ai pu mettre dans mon livre (parution prévue en 2021, éd. Terre Vivante). Le praticien doit avoir non seulement des qualités humaines spécifiques  telles que : l’enthousiasme l’empathie l’adaptabilité, flexibilité, résilience, capacité à résoudre des problèmes un certain sens de l’humour être communicatif pédagogue être capable d’innover être capable d’encourager les autres Il doit pour pouvoir mener à bien un projet : être capable de planifier posséder une capacité à s’organiser être un bon communiquant connaitre les démarches administratives à suivre être capable d’anticiper les risques posséder quelques notion en informatique Par rapport aux utilisateurs du jardin, l’hortithérapeute doit : avoir des connaissances concernant les pathologies, et la prise en soins des personnes qui utilisent le jardin comme médium à la thérapie bien connaitre les traits de caractères, la capacités de chacun des participants à l’activité au jardin. Enfin d’une manière générale mais cependant fondamentale, posséder à la fois  : des compétences horticoles des connaissances par rapport aux végétaux des compétences, même minimes, en design,  conception et entretien d’espaces paysagers la capacité à organiser de manière structurée et adaptée des séances au jardin pour chaque public accueilli, tout au long de l’année. Et l’argent dans tout ça ? Chutttt… Sujet encore assez tabou (en France en tout cas), j’ai pu échanger davantage avec Leila sur les questions d’argent. Actuellement pas mal de personnes souhaiteraient vivre des jardins de soins. Beaucoup en rêvent, peu en parlent e terme de chiffres et malheureusement la réalité est loin de correspondre aux aspirations de chacun. Peut on vivre des jardins de soins ? A la question :  Peut on vivre aujourd’hui en France des jardins de soins je répondrais ceci : Non, personne aujourd’hui ne peut dire en France qu’il vit exclusivement des jardins de soins : Qu’il soit « hortithérapeute » ou concepteur paysagiste. Bien souvent, il s’agit, pour encore très peu de professionnels du paysage, que d’une partie infime de leur carnet de commandes. Pour ce qui est du métier d’horthitérapeute oublions cela de suite. UN : il n’existe pas à l’heure actuelle de diplôme certifiant de cette compétence. DEUX : les animateurs pouvant s’apparenter au dit métier, peinent à trouver suffisamment de contrats rémunérés pour en faire une activité principale et exclusive. Même pour les créateurs de formations courtes (non diplômantes), cela ne suffit pas à générer suffisamment de revenus pour l’entreprise. Toutes les personnes du domaines que j’ai pu rencontrer, ou avec qui j’ai pu échanger, font généralement une autre activité en complément ou ont un proche qui pallie au manque à gagner financier. A titre d’exemple, en Angleterre, où un diplôme existe, un hortithérapeute peut envisager de gagner un peu moins de 19 000 € par an à ses débuts et un peu moins de 33 500 € après plusieurs années d’expérience, pour un travail hebdomadaire de 35 à 39 heures. Si et seulement, si ! Ce dernier trouve un poste à temps plein ! Poste encore bien rare. Imaginez donc ce que cela peut représenter à l’heure actuelle en France, sans diplôme, ni gros moyens alloués à la création de projets ! Pour Leila il y a encore beaucoup à faire afin d’obtenir une réelle reconnaissance, les postes et le salaire qui va avec : « En tant que professionnels nous devons nous investir dans cette tâche, afin de devenir un jour aussi populaires que les art-thérapeutes, les praticiens de la zoothérapie ou encore des sylvothérapeutes. » Développement de l’hortithérapie en Espagne Paysage espagnol Leila ne compte pas rester sur ses aquis. Elle a cofondé en 2018, l’Asociacion Espanola de Horticultura y Jardineria Social y Terapeutica. Les objectifs de l’association espagnole sont avant destinés à sensibiliser le plus grand nombre à l’hortithérapie, de sorte de faire davantage reconnaitre le travail d’hortithérapeute dans la communauté hispanophone. En effet, au niveau de la recherche, de la santé publique, la majorité des documents restent en anglais, privant ainsi un grand nombre de personnes de leurs contenus, pour celles et ceux ne maitrisant pas la langue de Shakespeare. En 2020, la toute jeune association a organisé des cours de courte durée (20 heures) en collaboration avec le département d’ergothérapie de l’université de Saragosse. La volonté pour les années à venir est de pouvoir augmenter ce temps de formation. Un gros travail de communication est mené, à travers les réseaux sociaux notamment et auprès des anciens étudiants de cette première formation de 20H afin de les maintenir informer sur le métier d’hortithérapeute. La communication s’étend également à d’autres professionnels par le biais d’échanges et de conférences. La pandémie du Covid 19 a permit également de mettre en place une collaboration avec d’autres pays hispanophones, comme le Pérou, la Clombie, l’Equateur, le Chili, l’Argentine, le Guatemala ou encore Puerto Rico. Une base de cours en ligne a pu être proposée. Riche de ces expériences, l’association espère pouvoir poursuivre ce travail de formation, de rédaction d’ouvrages et de recherche le tout en langue espagnole bien entendu. Ce qui n’amènera très certainement à reparler de tout cela dans de futurs articles sur Plus de Vert less Béton. Dites nous pour vous… Vivez vous aujourd’hui pleinement de votre activité dans les jardins de soins ? Avez vous une expérience en Europe ? Sentez vous libre de nous partager votre expérience dans les commentaires en dessous de cet article. Pour allez plus loin Association espagnole (celle de Leila) : AEHJST Blog de Leila en espagnol : Vitamina Verde Terapia Horticola Association allemande : Internationale Gesellschaft Garten Therapie  (IGGT) Fédération Française Jardins Nature et Santé : FFJNS Association anglaise : THRIVE Site du gouvernement britannique : Grille de salaire d’un hortithérapeute aux Royaumes Unis Version en anglais Cet article existe aussi en anglais sur Plus de Vert Less Béton : « Being a horticultural therapist today in Europe » ​Merci d’avoir lu cet article​En complément vous êtes libre de recevoir mon bonus gratuit : ​ »Comment créer un jardin thérapeutique à moindre coût ? »dans lequel je partage 5 pistes pour:-   augmenter vos chances de trouver des aides- optimiser vos ressources SUBSCRIBE Je partage           

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Why create a garden library?

If your department, establishment, association already has a care garden or simply wishes to create one, think about creating a garden library at the same time! In the following article we will see the interest of creating a garden library for the teams, the relatives and the direct beneficiaries of the care garden. The need to learn Interests of a « garden » library for patients A library devoted to the garden is a way to get out of the routine, out of the place for a while. Imagination is solicited, daydreaming is encouraged, forgetting for a brief moment the care, the condition, the disease through beautiful works on gardens, plants, trees. So many elements which intrinsically can only find resonance.  (Cf: biophily) Like any library, this one can be a source of instruction. To learn is also to say: I am here, I am alive, I am thirsty for this life. I am a stakeholder and I feel « useful » in this society. Understanding the living, its needs, its origins, its evolution, also allows us to include plants in the therapy process. It is to leave it its place as a third party caregiver. Having a library garden invested by the patients, also allows to create, or to be reborn, the enthusiasm to create, to make do with it. What difference does it make to the loved ones? Owning a library garden, offers to the relatives of the patients : the possibility of escaping for a moment when they have to wait (consultations, results, care in progress…). the opportunity to create moments of exchange other than those usually focused on the pathology, its effects on daily life, the life of the department or the inconveniences, linked to the hospitalisation itself. the opportunity to create memories, moments of escape with their sick loved one, despite the circumstances. the opportunity to remember or project themselves into a past or future garden with their sick relative. the opportunity to offer a positive image of their loved one. An image that is often degraded by illness or hospitalization, entry into an institution or society’s external view of the sick. Most for the teams In the same way as with natural caregivers, owning a garden library will allow exchanges, contact, a different view of the person who needs care, help, whether temporary or permanent. Being exclusively in a caregiver/cared-for relationship allows us to put a little humanity back into daily practice, allows us to consider ourselves more as individuals. In a more pragmatic way having a garden library can be inspiring for workshops, for the conception of the garden or part of the garden itself. The books can level, consolidate or validate certain knowledge about garden practices, whether horticultural or caring practices. Icing on the cake You will find in the coming months on this site a list of books that you could put in your garden library. I want to see the list of books.(in progress) I will share for each book of this list, a detailed article, in order to see more clearly before any purchase and especially to add to it the interest that each book could have in the practice of horticotherapy. The floor is yours What are your favourite books about the garden? Tell me that in the comments below this article. I’ll be happy to discover these books. Original version in french Access the original version here : « Pourquoi créer une bibliothèque jardin ? » ​Merci d’avoir lu cet article​En complément vous êtes libre de recevoir mon bonus gratuit : ​ »Comment créer un jardin thérapeutique à moindre coût ? »dans lequel je partage 5 pistes pour:-   augmenter vos chances de trouver des aides- optimiser vos ressources SUBSCRIBE Je partage           

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Naissance chez plus de vert less béton.

Silence, ça tourne ! Eh oui, je vous annonce une naissance chez Plus de vert less béton aujourd’hui : celle de sa chaîne You tube Plus de vert less béton, avec cette première vidéo. Faire des vidéos me permettra d’être encore plus proche de vous, chères lectrices et lecteurs, d’interagir davantage ensemble, de vous apportez encore plus de contenus qui correspondent à vos réels besoins, attentes. Bon visionnage à toutes et tous ! Et n’oubliez pas de vous abonner pour ne rien louper de cette nouvelle aventure ! https://www.youtube.com/watch?v=XHOmBV4js_Ehttps://youtu.be/qavRhWQd2S8 J’aime, je partage ! ​Merci d’avoir lu cet article​En complément vous êtes libre de recevoir mon bonus gratuit : ​ »Comment créer un jardin thérapeutique à moindre coût ? »dans lequel je partage 5 pistes pour:-   augmenter vos chances de trouver des aides- optimiser vos ressources SUBSCRIBE Je partage           

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Vannerie bucolique

Vannerie bucolique, vannerie sauvage, en voilà une activité connexe totalement raccord avec la philosophie des jardins de soins, où le Vivant est le tiers soignant. Pratique offrant de multiples sources de matières, d’odeurs pour laisser exprimer la créativité de chacun, sous des formes, techniques différents. Plus accessible que la vannerie académique et ses codes rigoureux, la vannerie bucolique, est sans aucun doute un allié de taille dans le jardin de soins et pour les séances d’hortithérapie. Voyons ensemble brièvement, l’intérêt de cette pratique et d’avoir en possession ce livre de Patricia Brangeon, dans votre bibliothèque jardin. Intégrer la vannerie aux séances d’hotithérapie Pourquoi la vannerie ? La vannerie bucolique a bien des avantages d’un point de vue santé. Elle permet de solliciter notamment : la coordination entre la pensée et l’exécution du geste la capacité à  planifier des tâches, à enchainer une suite de process les postures corporelles l’équilibre les sens : toucher, odeur, vue la dextérité la perceptions visio saptiales la créativité artistique mais aussi à trouver des solutions, à imaginer un projet l’expression des ses envies, de son mode opératoire, de ces difficultés… l’entraide et l’engagement les capacités cognitives les apprentissages fondamentaux (lecture, tri, poids, mesure, compter…) et bien d’autres éléments encore. Les projets intéressants pour vos séances d’hortithérapie Vannerie aléatoire vs vannerie académique Plusieurs projets sont particulièrement intéressants selon moi dans ce livre sur la vannerie bucolique : La zarzo : une vannerie typique de la côte Nord Ouest de l’Espagne. Servant traditionnellement pour égoutter les fromages, on peut totalement imaginé en faire, un dessous de plat, un support pour des fruits sur une table, par exemple. L’auteure utilise deux planchettes pour maintenir les montants de l’objet au départ mais vous pourriez aussi bien, en fonction du public avec qui vous menez les séances au jardin, faire ce travail de maintien grâce à deux petits sert-joints ou par l’intermédiaire d’une collaboration entre les bénéficiaires (encore mieux !). La panier aléatoire : est véritablement mon projet chouchou de ce livre, car comme le dit l’auteure, celui ci nécessite peu de technique le rendant ainsi très accessible. Contrairement au zarzo, ici l’objet se fait en volume ce qui amène à travailler sur une perception visio-spatiale et cognitive en 3D. Plus accessible également de par la légèreté des matériaux : au choix lianes de lierres, chèvrefeuilles, houblon, clématite… et liens de raphias, ficelle ou jonc. Le rendu est d’une esthétique folle ! Le noeud japonais : est LE lien à connaitre impérativement par tout jardinier ! Simple, beau efficace dans sa tâche de maintien et surtout sans conséquence pour la planète, car totalement biodégradable. Pour l’avoir moi même testé, il est très vite intégrable par les plus jeunes, ravis de le mettre en pratique dès que l’occasion se présente au potager. C’est donc le projet utilitaire que je retiendrais dans ce livre.  Bien entendu, la vannerie bucolique ne se limite pas à ces trois projets. Au total c’est pas moins de 13 idées à réaliser avec les bénéficiaires du jardin. Comme pour chaque activité, à l’animateur de séance d’adapter au mieux chacun d’entre eux en fonction des capacités des uns et des autres. Cette adaptation en elle même peut être un excellent moyen d’expression et de réflexion autour de la résolution d’un problème. L’objectif est celui ci :  « Comment pouvons nous ensemble et avec nos capacités, y arriver ? » Ce qui revient à inter agir pour co-créer.   Comment la vannerie peut façonner votre jardin de soins ? Clématite, matériel de vannerie bucolique. En intégrant ces activités de vannerie bucolique à vos séances d’hortithérapie, vous avez plusieurs solutions quant à la collecte des matières premières : acheter celles-ci à un vannier, osieriste du coin (ce que personnellement je ne recommande pas en premier recours) aller récolter les matériaux dans la nature, au détours de balade et après repérage, identification de chaque plantes utiles avec les bénéficiaires. intégrer des végétaux ressources dans le jardin de soins afin d’avoir ce dont on a besoin sous la main. Une option n’exclue pas les autres, ce n’est pas du soit, soit, soit… mais peut être davantage du et, et ,et ! Intégrer les bonnes plantes et aller récolter en pleine nature et au besoin partir à la rencontre dans voisin osiériste !  L’option 3 permet de façonner votre jardin en fonction de vos besoins : Seront installer dans ce cas des végétaux tels : noisetiers saules tilleul bouleau houblon viorne clématite cornouiller sanguin ou encore lierre et pervenche. Joindre l’utile à l’agréable voilà une belle manière de modeler cet espace de soins où le Vivant est au cœur du soin !  Dites moi : Quelles sont les activités que vous aimez particulièrement faire au jardin en dehors du jardinage en lui même ? Retrouver ma bibliothèque de références en ligne. Je veux voir la bibliothèque. Ce livre m’intéresse, oui. Tous les livres Terre Vivante bénéficient d’un lien affilié. Chaque vente faite à partir de plus de vert less béton permet de fournir en partie, à ce site les moyens de s’auto-financer. Merci pour votre compréhension. ​Merci d’avoir lu cet article​En complément vous êtes libre de recevoir mon bonus gratuit : ​ »Comment créer un jardin thérapeutique à moindre coût ? »dans lequel je partage 5 pistes pour:-   augmenter vos chances de trouver des aides- optimiser vos ressources SUBSCRIBE Je partage           

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Animer un jardin en prison

Animer un jardin en prison, voilà une chose peu commune. Pourtant cela se fait, et a toutes les bonnes raisons du monde pour que cela vienne à se développer. Cet article fait suite à deux articles précédents dans lesquels nous faisions en quelque sorte « l’état des lieux » et le recensement des besoins avec Céline Barrault, doctoresse à la maison d’arrêt de Tours et le second portant davantage sur la mise en place d’un projet jardin en prison. Comme pour ce dernier article sur le montage de projet en prison, j’ai fait appel à Patricia Espi, qui anime des ateliers depuis 2018 en prison pour femmes. Merci Patricia. 😉 Partir de l’expérience terrain ! Rien de tel pour prendre conscience de ce qui à des chances de nous attendre concrètement, sans projections utopiques ou à contrario trop noires, de cet univers si mal connu finalement.  Préparation en amont Quand bien même, l’activité soit dans une prison, il n’en reste pas moins qu’il s’agit de travail avec le Vivant et donc de suivre  : le rythme de la Nature mais aussi des occupant (e)s du lieu. Animer un jardin en prison, n’échappe donc pas à cette règle. Semis, plantation, entretien, récoltes, au jardin sont par conséquent fait en fonction des saisons, de la météo, des  besoins des plantes et des désirs humains aux dits moments. Cependant un peu d’anticipation est de mise et cela encore plus lorsqu’il s’agit d’animer un jardin en prison.  » Il faut envoyer, 8 jours avant la séance, la liste exacte de ce que l’on veut introduire : graines, terreau, plants, outils, livres, légumes, etc. «  Logistique / Temps Jardin : éloge de la lenteur… Toute personne qui a déjà animé un atelier, sait que le temps nécessaire à sa mise en œuvre demande bien plus que le temps de la séance en elle-même. Voici, ce que cela donne dans le cas de Patricia lorsqu’elle anime un jardin en prison : Pour 1h30 d’atelier, il faut prévoir l’après-midi : – trajet aller : 40mn – attente à la porte pour les vérifications : badge ou carte d’identité, vérifier que nous sommes bien attendus(Patricia fait ses ateliers en binôme), dépôt de nos objets personnels dans un casier, passage au détecteur, vérification de ce que l’on introduit par rapport à la liste envoyée… : environ 30mn – se rendre au quartier femmes et y entrer : 10mn – temps pour les surveillantes de faire venir les détenues participant à l’atelier : 10mn – remplir la feuille d’émargement et noter les outils sortis par chaque participante : 10mn – atelier : 1h30 – quitter le jardin et rentrer à l’intérieur – noter et ranger les outils rendus par chaque participante : 10mn – trajet du quartier femmes au portail d’entrée et récupération de nos objets : 10mn – trajet retour : 40mn Ce qui nous amène au final à dans le cas de Patricia, 1H20 de trajet et près de 3H de son temps pour une séance prévue à la base de 1H30. Fréquence des ateliers Le groupe des participants est constitué à la fois sur un mode de volontariat de la part des détenues et de « sélection » en commission pluridisciplinaire unique, en amont. Si le ou la détenue est en isolement le jour de l’atelier, pas question de jardiner pour la personne ce jour là. Patricia Espi (PE) :  » En général, les ateliers ont lieu, toutes les 2 à 3 semaines de mars à novembre. Mais avec quand même un peu plus d’ateliers en avril et mai, période où il y a les semis et plantations à faire au jardin et des ateliers moins fréquents pendant la période estivale (juillet/août) consacrée à la récolte et l’arrosage. Je me réserve aussi la possibilité d’annuler deux ateliers en cas de météo trop mauvaise (pas d’endroit pour s’abriter en cas de forte pluie) ou en cas d’imprévu personnel. Je propose donc 2 dates « en trop » sur mon devis. » L’après séance Pour l’animatrice / l’animateur Patricia rédige un compte rendu avec photos de ce qui a été mis en œuvre lors de la séance. Celui-ci est ensuite envoyé avec une feuille d’émargement à la directrice de la prison, au directeur du SPIP et au lieutenant pénitentiaire responsable du quartier des femmes. Afin d’aider au mieux les lectrices et lecteurs de  Plus de vert less béton, Patricia a eu la gentillesse de bien vouloir nous fournir un exemple de ce compte rendu. Cela permettra d’avoir une image plus claire et très concrète, de ce qui peut le composer. (Cf : Pour aller plus loin au bas de l’article) « Je fais aussi des attestations de présence aux détenues qui leur servent de « bonus » pour leur CV lorsqu’elles sortent. » Pour les participantes / participants Ce même compte rendu  est également laissé aux détenues, à disposition dans un classeur, réservé à cet effet. Chacune peut donc le compulser et savoir ce qu’il y a à faire au jardin durant la période sans atelier notamment. Ces comptes rendus permettent également de lancer chaque séance au jardin en faisant un petit rappel de ce qui a été fait précédemment. Comme un fil rouge en somme. « Le jardin est une manière de faire entrer l’extérieur en prison, il apporte humanité et espoir. Il permet de « s’évader » pendant un moment… «  Pour le jardin Le jardin est visible de toutes dans le cas de Patricia, car il est dans la cour des promenades. Il peut être admiré, reniflé mais aussi vandalisé, piétiné ou servir de « planque » pour toutes sortes d’objets… Cependant je tiens à noter que dans bien des jardins de soins, nous avons ce genre de risques, notamment de : non respect (volontaire ou non) des végétaux, de l’espace et du travail accompli par d’autres. Avec de la communication bienveillante, de l’information, et pas mal de diplomatie et de patience, il se peut que le jardin finisse par trouver bien plus d’ami (e)s, que de détracteurs. Communication PE : Il y a des échanges : – par mail avec la lieutenant pénitentiaire pour :  la liste de matériel qui sera introduit lors de la future séance également en cas de souci particulier avec une participante lors d’une séance  pour un souci, au niveau de la mise en place d’un atelier pour un souci d’ordre logistique… Normalement, la lieutenant est  l’interlocutrice privilégiée mais en cas d’absence, ce sont les surveillantes qui prennent le relai. – avec les surveillantes en début et fin d’atelier pour : l’accueil des détenues la liste des outils empruntés  (comptage) la sortie du jardin le retour en cellule « Les surveillantes aiment aussi parler du jardin et demandent parfois des conseils de jardinage pour leur propre jardin.«  – avec les détenues : en 2018, une détenue m’envoyait des mails (par l’intermédiaire de la lieutenant pénitentiaire) pour : me tenir au courant des récoltes de l’état du jardin pendant la période estivale (période sans ateliers) Fin d’année En fin d’année  une réunion bilan  est réalisée, avec les personnes destinataires des mails de comptes-rendus. La reconduction des ateliers se fait d’une année sur l’autre, après ce bilan collégial. La direction de la prison en accord avec celle du SPIP, décide ou non de celle-ci. Richesse d’expérience Je ne pouvais terminer ces échanges avec Patricia sans en savoir plus sur l’état d’esprit qu’elle eut avant sa première séance à animer un jardin en prison. Comment elle envisageait les choses, à présent, avec davantage de recul ? Patricia m’a expliqué qu’elle avait certes de l’appréhension car c’était une expérience toute nouvelle pour elle. Le fait de fonctionner en binôme pour sa première année avec une personne ayant à la fois des compétences horticoles (maraîcher) et dans le secteur sanitaire et social ( travailleur social), lui avait permis de sentir plus rassurée, en confiance. Cependant, elle avoue avec le temps que ses peurs étaient finalement infondées. « J’avais tort de m’inquiéter car en deux ans toutes les séances se sont très bien passées avec des participantes très contentes d’être dehors et de jardiner mais également d’apprendre les noms des plantes, leurs vertus, des recettes de cuisine, etc…«  Pour les prochaines années d’ateliers, Patricia pense malgré tout à maintenir le binôme Homme/Femme car en fonctions des sujets, des questions à poser, des caractères de chacune des participante, avoir deux interlocuteurs de sexe différents est un plus. Lorsqu’il s’agit notamment de sujets qui touchent plus à l’affect, à la psychologie, Patricia a remarqué, que les détenues, allaient plus vers elle, plutôt que son collègue masculin. « Dans le jardin on travaille sur le vivant, sur la biophilie qui permet de retrouver une empathie pour la nature et pour l’être humain, ce qui favorisera une future réinsertion sociale. » Quand la Nature fait de nous des êtres meilleurs Pour aller plus loin Comprendre pour mieux agir, être au contact de l’autre : Une archive ouverte de l’HAS : Les fonctions sociales de l’enfermement carcéral: constats, hypothèses, projets de recherche.  Université Paris VIII Vincennes-Saint Denis, 2003. Outil : Un exemple de compte rendu de Patricia pour chaque fin de séance remis aux participantes et à l’administration pénitentiaire. Partage de savoir / d’expérience Ce site a vocation de partager avec le plus grand nombre, les vertus du Vivant sur la santé de chacune et chacun. J’espère que cette petite série autour des jardins en prisons vous aura enrichie et à peut être aidé à voir les choses sous un nouvel angle ? Le relai est à présent entre vos mains ! N’hésitez pas le passer en partageant via vos réseaux pros et sociaux. ​Merci d’avoir lu cet article​En complément vous êtes libre de recevoir mon bonus gratuit : ​ »Comment créer un jardin thérapeutique à moindre coût ? »dans lequel je partage 5 pistes pour:-   augmenter vos chances de trouver des aides- optimiser vos ressources SUBSCRIBE Je partage           

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Évènement inter blogueurs : Pourquoi la Nature nous fait du bien ?

Pourquoi la Nature nous fait du bien ? Evènement inter blogueurs Article particulier aujourd’hui, car celui ci est consacré à la mise en place d’un évènement inter blogueurs sur le thème de : Pourquoi la Nature nous fait du bien ? En quoi consiste cet évènement Le principe de cet évènement, également appelé, carnaval d’articles, est en réalité un travail d’écriture commune entre blogueurs, sur un même thème. Chaque blogueur écrit un article sur le thème donné par l’hôte : Pourquoi la Nature nous fait du bien ? puis une synthèse des articles sera faite sur Plus de vert less béton et un lien  renverra directement sur votre article. Pourquoi ce thème ? La Nature est un thème universel, et quelque soit notre domaine ou la thématique de votre site, vous pourrez très certainement faire un lien avec elle : créativité voyage bien être psychologie sport alimentation santé compétences entrepreneuriales écologie éducation Cette période de confinement, a été plus difficile que d’autres à vivre, notamment lorsque l’on ne possède pas de jardin, d’espace extérieur. Cette épreuve a sûrement permis à pas mal de personnes de mieux se rendre compte à quel point nous sommes liés à la Nature et à quel point elle nous est nécessaire. Règles à suivre Qui peut participer ? Tout le monde peut participer, il vous suffit d’avoir un blog ou un site sur lequel vous pouvez publier votre article et de respecter les règles qui suivent (il ne peut pas s’agir d’une page Facebook  car ce n’est pas un site web dans le sens traditionnel du terme). Quelle est la date limite pour participer ? Votre article doit être publié et votre email envoyé avant : le vendredi 12 juin 2020 à 23H59 (heure de Paris) Comment participer ? Votre article doit faire 500 mots au moins, et être écrit en français. Vous devez le publier sur un blog ou un site vous appartenant ou sur lequel vous avez l’autorisation de publier des articles (une publication sur une page Facebook n’est pas possible) Votre article doit porter sur le sujet “ Pourquoi la nature nous fait du bien ? ” et ne pas être hors sujet Il ne peut pas être composé, même partiellement, de contenu déjà publié ailleurs (Copyscape sera utilisé pour vérifier cela), Tout article contenant trop de fautes d’orthographe ne sera pas accepté. Utilisez bien votre correcteur orthographique ! Il ne peut pas contenir de liens affiliés Une fois l’article publié avec le paragraphe(voir ci dessous), envoyez un email à  : grainedejardins@hotmail.fr Il sera vérifié que votre article suit bien toutes les règles énoncées sur cette page. S’il ne respecte pas les règles, votre article ne sera pas pris en compte, Si votre article respecte bien les règles un email vous sera envoyé pour vous confirmer la prise en compte de votre article dans cet évènement. En participant à cet évènement, vous acceptez que votre article soit intégré dans un livret récapitulatif, qui sera publié sur ce blog, et potentiellement d’autres, ainsi que sur d’autres sites et services Internet (comme I tunes par exemple) Taille de votre article Votre article doit faire au moins 500 mots. Récapitulatif de votre article Courant juillet, je publierai l’article récapitulatif sur Plus de vert less béton, qui inclura une liste de tous les articles participant à l’événement, avec évidemment un lien vers ceux-ci. Je promouvrai cet article auprès de ma communauté, via notamment ma listes d’abonnés, mes divers réseaux sociaux et groupes d’échanges. Le classement des articles sera fait par ordre d’arrivée. Publication du livret Quelques jours après, je publierai le livre rassemblant tous les articles participant sur ce blog, en l’envoyant également à l’ensemble de ma communauté, gratuitement. celui-ci conservera les noms des auteur(e)s et les liens vers leur site. Mentions à faire figurer dans votre article Pour que votre article soit accepté vous devez obligatoirement inclure : un paragraphe dans votre article contenant un lien vers un article de Plus de vert less béton (par exemple votre article préféré) expliquer que votre article participe à cet évènement inter blogueurs. Voici une liste d’articles populaires sur le blog parmi lesquels vous pouvez choisir (mais vous pouvez choisir parmi tous les articles de ce blog : prenez simplement votre préféré 🙂 ) : Nature soignante : risques psycho sociaux et jardin Conseils d’un arboriste Jardin en prison française Jardin thérapeutique : analyse de l’existant The sound of silence… Pourquoi créer une bibliothèque jardin ? Artificialisation des sols Un jardin en pédiatrie. Quels impacts au quotidien et pour l’avenir ? Exemple de paragraphe que vous pouvez écrire dans votre article :  » Cet article participe à l’évènement “Pourquoi la Nature nous fait du bien ” du blog Plus de vert less béton. J’apprécie beaucoup ce blog, et en fait mon article préféré est celui-ci. «  Récapitulatif des règles à respecter Respectez impérativement ces règles pour que votre article soit accepté : Votre article doit faire 500 mots au moins, et être écrit en français Vous devez le publier sur un blog ou un site vous appartenant ou sur lequel vous avez l’autorisation de publier des articles (pas sur une page Facebook) Votre article doit porter sur le sujet “Pourquoi la Nature nous fait du bien ? ” et ne pas être hors sujet Pas de contenu, même partiellement, déjà publié ailleurs (Copyscape sera utilisé pour vérifier cela), Limiter au maximum les fautes d’orthographe sous peine de se voir annuler sa participation à l’évènement. Utilisez bien votre correcteur orthographique ! Pas de liens affiliés Une fois l’article publié avec le paragraphe, envoyez un email avec le lien de votre article à : grainedejardins@hotmail.fr Si votre article ne respecte pas bien toutes les règles énoncées sur cette page. Il ne sera pas pris en compte. Si votre article  respecte bien les règles un email vous sera envoyé pour vous confirmer la prise en compte de votre article dans cet évènement. En participant à cet évènement, vous acceptez que votre article soit intégré dans un livret récapitulatif qui sera publié sur ce blog, et potentiellement d’autres, ainsi que sur d’autres sites et services Internet (comme iTunes, Kobo, etc.) Blogs ne pouvant pas participer à l’événement Les blogs interdits aux mineurs ou qui sont dans des thématiques illégales ou moralement douteuses (warez, etc.) ne peuvent pas participer à l’opération. C’est parti ! Vous avez jusqu’au le vendredi 12 juin 2020 à 23H59 pour publier votre article et envoyer votre email. N’hésitez pas à la partagé cette annonce de l’évènement afin que nous soyons plus nombreuses et nombreux à y participer. Des questions ? Si vous avez des questions, posez-les dans les commentaires et je vous répondrai. Bonne chance et bon amusement ! Je suis impatiente de découvrir Pourquoi la Nature vous fait du bien ? et comment cela peut aider nos lectrices et lecteurs 🙂 . ​Merci d’avoir lu cet article​En complément vous êtes libre de recevoir mon bonus gratuit : ​ »Comment créer un jardin thérapeutique à moindre coût ? »dans lequel je partage 5 pistes pour:-   augmenter vos chances de trouver des aides- optimiser vos ressources SUBSCRIBE Je partage           

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Conseils d’un arboriste

L’univers des jardins de soins, c’est la rencontre entre deux mondes: celui du jardin, du paysage, des végétaux et celui du soins Habituellement mes articles partent du soins, mon statut de soignante aidant. Aujourd’hui n’est pas coutume donc, car j’ai eu l’opportunité de pouvoir questionner Jérôme Beauruelle. Il est arboriste, travaille avec les arbres depuis une vingtaine d’années dont douze années comme grimpeur-élagueur puis neuf années comme gestionnaire de patrimoine arboré. Il a bien voulu nous offrir ses conseils d’arboriste par un jeu de questions réponses. Merci à toi Jérôme ! Ce qui ne change pas : ma volonté de faire simple et abordable pour tous ma volonté de créer un contenu qui vous soit utile mon enthousiasme Allez ! c’est parti ? Bulle d’arbre, bulle d’air.Prendre soin des arbres pour prendre soin de soi. Comment savoir si un arbre est « sain » ou non ? Quels indicateurs facilement repérables par un novice nous permettent de le savoir ? J.B : Avant toute chose, se mettre d’accord sur le terme « sain » car la majorité des incompréhensions prennent naissance dans les mots et leur définition. Pour l’humain, un arbre « sain » est exempt de défaut mécanique ou d’attaque parasitaire. Pour une faune cavernicole, un arbre avec des cavités est « sain ». Alors le « sain » dépend bien de qui pose la question. Nous regardons deux choses dans un arbre : Son état mécanique (cavité, fissure, etc.)  et son état de vigueur ( pousse annuelle, coloration des feuilles, etc.). Ensuite, nous regardons son contexte spatial ainsi que la fréquentation du site. Cela permet de déterminer son caractère « sain ». Dans tous les cas, une intuition ne remplace pas l’avis d’un professionnel. Devons-nous systématiquement abattre un arbre malade ? JB : Non, le systématisme est une paresse de l’esprit et puis c’est quoi un arbre malade ? Inutile d’abattre un arbre parce qu’il a un rhume. L’arbre peut se remettre d’une maladie aussi et dans ce cas il développe une résistance à la maladie. Si nous détruisons ce sujet, nous détruisons également un potentiel de résistance pour son espèce. La question plus intéressante à se poser est : pourquoi l’arbre tombe malade ? La causalité est souvent humaine. Elle réside dans un changement de son environnement tel qu’une modification du sol dans sa proximité. Un ajout ou une suppression de sol, une imperméabilisation. Elle réside également dans une blessure volontaire ou non. Un élagage drastique, une section du système racinaire, un compactage du sol, une brûlure parce qu’on aime bien faire notre barbecue sous cet arbre-là ou encore on jette nos eaux de lavage (javel, savon, etc.) au pied de cet arbre. Résoudre la cause et plus besoin de se battre contre la conséquence. Que penser du lierre sur les arbres ? Le lierre est-il dangereux pour la santé de l’arbre ? JB :« Dangereux » est un mot dangereux. « Dangereux » est un mot émotionnel, irrationnel, qui puise dans la peur viscérale, subconsciente. Elle génère une réaction violente, agressive, destructive, haineuse. La peur, enfant d’ignorance, est mauvaise conseillère. Le mot est utilisé à tort et à travers. Utilisons les bons gradients. La dangerosité est immédiate et réclame une action immédiate de sécurisation. Sinon c’est un risque. Il peut être avéré, potentiel ou inexistant. Nous pensons que le lierre tue les arbres car nous avons vu un arbre mort couvert de lierre alors le lierre à tué l’arbre. C’est une erreur fondamentale d’attribution. Le lierre n’a aucun intérêt à tuer son support. Les bénéfices écologiques du lierre sont nombreux. : Il fait bouclier thermique pour son hôte. Il ajoute une touche de verdure dans nos jardins hivernaux. Il est le dernier miel des abeilles. Le lierre est un protecteur. Cependant, il est préférable de limiter sa croissance à la hauteur du tronc car il peut :  Masquer des faiblesses mécaniques Ajouter un surpoids sur les branches Ajouter une prise au vent Lors de travaux de terrassement pour l’aménagement d’un jardin de soins, à savoir la mise en place d’un substrat nécessaire aux déplacements des patients, quels conseils, recommandations donnerais tu, vis-à-vis des arbres déjà présents ? Avant, pendant et après les travaux effectués. JB : Il n’y pas de réponse générale à cette question, ce serait trop facile. En revanche, il y a une méthodologie de questionnement. Avant les travaux : JB : La première des choses est de faire un état des lieux. Nature du sol, climat, état sanitaire des arbres par un professionnel reconnu, accès, historique du site, etc. Ensuite, déterminer le besoin contextuel et situationnel ( cheminement, longueur de déambulation, PMR, zone de quiétude, intérêt paysager, etc.). Les questions de l’usage, de l’espace sont à prendre en compte. Ensuite, il faudra déterminer la durée de vie acceptable de l’installation : 5 ans, 10 ans, ou plus. Ne pas déterminer cette durée est un manquement fondamental. De cela découle le choix de structure du cheminement et de la place laissée au système racinaire. Un revêtement perméable sera toujours un choix bénéfique pour le sol et pour ses occupants. Les échanges gazeux et la pénétration de l’eau sont des facteurs de bonne santé pour les végétaux. Bonne santé qui influera sur le psyché du patient. Pendant les travaux : JB :Les travaux devront prendre en considération la protection de l’arbre pendant la durée du chantier. Cela passe par des dispositifs physiques mais aussi par des comportements spécifiques. Par exemple : A moins de deux mètres d’un arbre, toute excavation se fera de manière manuelle. Il est interdit de stocker matériel et matériaux sous le houppier d’un arbre car soit cela induit un compactage du sol soit si fuite d’hydrocarbure, le sol se retrouve pollué. En cas de travaux effectués par une partie tierce, il est important de passer par la constitution d’un cahier technique encadrant les obligations des intervenants externes. Le document est signé par les deux parties. En cas de dégradation ou dommage, l’exécutant ne pourra prétexter une non connaissance de la situation. Sans cette disposition, il ne vous reste que vos yeux pour pleurer. Après les travaux : JB : Après les travaux, faire faire un suivi par un professionnel de l’arbre. Gardons en tête l’importance d’un cahier technique pour définir l’étendue de la tâche et comment elle doit être réalisée. A quel moment est-il judicieux selon toi de faire appel à un professionnel et lequel ? JB : A partir du moment où l’arbre est important pour toi. Un contrôle tous les cinq ans par un technicien de l’arbre permettra de déterminer le besoin d’intervention ou non par un arboriste confirmé et surtout d’établir un plan de gestion avec l’entretien et le renouvellement de ton patrimoine. Nous terminons là cet échange, mais il se peut que nous retrouvions Jérôme pour un second article accès plus particulièrement sur le choix et la plantation des arbres 😉 En attendant je vous invite à découvrir le site proposé ci dessous. Pour en savoir plus sur les arbres Jérôme nous conseille d’explorer le site du CAUE du 77. Très riche il répondra à nombreuses de nos questions. Cerise sur « l’arbre » il est actualisé régulièrement. Arbre CAUE-77 Votre avis J’espère que ce format d’article, sous forme de questions réponses vous a plu ? Dites moi ce que vous en avez pensé dans les commentaires si dessous. Si vous avez d’autres questions, d’autres souhaits d’interview, là encore je vous invite à m’en faire part : soit dans les commentaires, directement sous cet article soit via la page contact ​Merci d’avoir lu cet article​En complément vous êtes libre de recevoir mon bonus gratuit : ​ »Comment créer un jardin thérapeutique à moindre coût ? »dans lequel je partage 5 pistes pour:-   augmenter vos chances de trouver des aides- optimiser vos ressources SUBSCRIBE Je partage           

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Monter un projet jardin en prison

Un jardin en prison Pour faire suite à mon premier article sur les jardins en prisons françaises, nous aborderons aujourd’hui le montage d’un projet  jardin en prison. Avant toute chose, je voudrais tout particulièrement remercier Patricia Espi, qui m’a fait la gentillesse de bien vouloir répondre à mes questions. Pharmacienne pendant 35 ans, Patricia s’est reconverti dans le secteur des jardins de soins. Elle anime depuis février 2018, des ateliers jardin en prison, sur un petit lopin de terre en pleine cours de promenade,  d’une vingtaine de mètres carré seulement. Ma curiosité naturelle m’a poussée à lui poser plusieurs questions sur ces ateliers, la manière dont elle gère cela, comment cela est perçu au sein de la prison, quelles sont les difficultés auxquelles nous pouvons être confrontés lorsque l’on monte un projet dans ce cadre si particulier, que sont les prisons ? En France, ils et elles sont 71 828 à être incarcérés. Cela représente un nombre important de personnes sur le territoire pour lesquelles finalement ont fait peu état, ou si ! pour parler de la surpopulation, des radicalisations ou de quelques tentatives d’évasion. On parle aussi du coût que peuvent représenter les prisons ! Cet article n’a pas vocation de débattre sur tout cela, mais les faits sont là. Ces personnes sont bien là, elles existent et comme chaque être humain, elles ont des besoins en santé. Les ignorer, c’est ignorer la réalité. Où il y a un besoin en santé, il devrait y avoir un jardin ou où moins une réflexion sur ce que pourrait apporter ou non, le jardin dans la thérapie. C’est ce que nous faisons, vous et moi, en nous intéressants aujourd’hui, à l’animation d’un jardin en prison. Initiative projet A ma connaissance, il y a encore très (trop) peu d’initiatives de jardins en prison en France. Lorsqu’il y en a, on en parle finalement peu. Pourtant, les différents lors des échanges que j’ai pu obtenir en préparant mes articles sur les jardins en prison, j’ai compris que ce n’est pas l’envie qui manquait pour les établissements d’en posséder un. Dans le cas de Patricia, c’est un concours de circonstances (si l’on croit au hasard) qui a fait qu’elle puisse aujourd’hui animer un jardin en prison. En lisant le journal, elle apprend qu’une nouvelle prison allait voir le jour non loin de chez elle. A son initiative, elle a donc pris contact avec les services pénitenciers afin de savoir si des ateliers jardin seraient envisageables à la prison. Et à sa grande surprise, il s’agissait bien là, d’un souhait jusque là laissé dans le tiroir, mais qui faisait de plus en plus son chemin dans l’esprit de la directrice de prison. Coup de pot me direz vous ! Je n’en suis pas certaine. Pourquoi si peu de jardins en prison ? Je pense que plusieurs facteurs entrent en cause dans le nombre si restreint encore, de jardin en prison : la vision grand public très péjorative que l’on porte d’une manière générale sur les détenu(e)s : « ce sont des criminels, la prison n’est pas là pour les divertir où leur offrir du confort« , « ils ont commis une faute, nous n’allons pas payer à ces individus des loisirs avec nos impôts tout de même ! »… la méconnaissance des jardins de soins et de leurs intérêts pour les détenu(e)s, par les services pénitentiaires. la méconnaissance du système carcéral de la part des professionnels en jardin de soins l’image collective, très austère et complexe, des prisons et de leur fonctionnement. la peur d’être éventuellement confronté à de « dangereux individus » pour celles et ceux qui seraient amenés à animer un jardin en prison. En dépassant cela, on s’aperçoit que ça peut fonctionner et que souvent les volontés sont là de tous côtés. Les besoins sont présents et la ressource est en train de se construire d’année en année, dans les secteur des jardins de soins. Montage de projet : quelles étapes ? Proposition du projet Dans cette première phase il s’agit pour le professionnel des jardins de soins, d’exposer l’aménagement qu’il souhaite mettre en place et pourquoi. Mais aussi d’expliquer les multiples intérêts du jardin sur l’homme et de manière encore plus spécifique, les intérêts pour une personne en situation de détention. Comment compte on utiliser le jardin afin d’aller dans le sens de ces bienfaits déjà exposés, mais aussi, les utilisations plus « classiques » du jardin dans le quotidien de la prison. Il s’agit démettre dores et déjà une projection dans l’avenir, de ce vers quoi le projet peut aller, ce qu’il peut sur un plus long terme apporter. Des devis pour le tout, dont celui pour les prestations de service, sont à fournir à cette étape, afin d’être validées au plus vite. Si nous envisageons de mener les ateliers avec un autre professionnel, cela doit être également demander lors de cette étape, pour validation. Enfin le professionnel doit expliquer comment il est possible d’évaluer tout ce travail. Il s’engage à remettre un compte rendu, des retours d’évaluation, à une fréquence déterminée avec la direction de la prison. Validation Avant de se lancer, comme dans n’importe quel autre projet, il faudra une validation de tous les points vus lors de la proposition, par la direction de la prison. Des ajustements, seront certainement à prévoir en fonction des retours, que le professionnel des jardin de soins aura eu lors de la proposition de projet. C’est pourquoi, plus celui ci est qualifié, plus cela se fait de manière fluide et rapide. Cela nous ramène à une aptitude que je trouve extrêmement intéressante pour celle ou celui qui porte un projet de jardin de soins :  sur le mindset, l’état d’esprit. Avoir la capacité à s’adapter : c’est selon moi, cette capacité mentale à faire de chaque difficulté une opportunité, de chaque obstacle, une marche. Faire différemment, n’est pas synonyme de faire moins bien. On peut faire autrement et qu’au final cela tende vers un mieux par rapport à ce qu’on avait projeté au départ, sans cette nouvelle « contrainte ». A ce stade vous allez sans doute penser : Quid de la conception collective et de la participation des bénéficiaires au projet ? Présentation C’est seulement après validation du projet et des étapes proposées, que le professionnel (en accord avec les responsables) peut envisager un temps de présentation, d’échanges et de recensement des désirs, des besoins, attentes auprès des futures bénéficiaires. Cependant, il faut bien avouer que la marge de manœuvre reste étroite surtout en début de projet. Il faut respecter ce qu’il a été convenu lors de la première phase avec les responsables de la prison et tout changement important, doit être valider par eux. Une présentation, s’il elle l’été prévue lors de la proposition de départ, est totalement envisageable, auprès des détenu(e)s intéressé(e)s. Nous reviendrons sans doute sur ce point dans un autre article, qui traitera  d’avantage de l’animation dans un jardin en prison. Réajustement Mon ressenti en échangeant avec Patricia, c’est qu’il faut laisser du temps au temps en prison. Ne pas arriver en voulant révolutionner l’ordre de la prison. Nous devons d’abord faire en fonction des règles imposées. Ce n’est pas pour autant que nous devons renoncer à toute nouveauté dans le quotidien de l’établissement ! Avoir un jardin c’est déjà révolutionner le quotidien quelque part. Simplement, être patient, exposer vos idées, les argumenter, se concerter avec les responsables pénitenciers, afin de trouver peut être des alternatives qui iraient vers l’objectif visé. Avec le temps, avec de la souplesse, de la patience, des échanges constructifs, de la pédagogie, une aptitude à comprendre les responsabilités, la tâche des professionnels pénitenciers, en montrant notre sérieux et notre engagement, nous pouvons voir avancer les choses. Dans les échanges et retours que nous pouvons avoir avec les détenu(e)s, il ne faut rien promettre mais simplement recenser les souhaits. Il est toujours temps de voir, à tête reposée, quelles possibilités s’offrent à nous pour les mettre en œuvre, rapidement au cours d’un atelier ou plus tard, après une nouvelle validation de la direction. Par exemple, on peut facilement répondre à un souhait de planter du basilic plutôt que de l’origan, rapidement. En revanche, il est plus compliqué, voir impossible sans accord administratif,  d’introduire de nouveaux outils non validés en amont et non référencés par l’établissement pénitencier, du jour au lendemain. Un ou plusieurs petits réajustements peuvent donc se faire après la présentation et les échanges avec les détenu(e)s. Autre point et non des moindres : le professionnel des jardins de soins devra très certainement réajuster plusieurs points, éléments de sa présentation initiale, suite à la découverte de l’espace jardin en lui même. Car jusqu’à présent celle-ci ou celui-ci, n’aura encore eu aucun accès, ni vision de l’espace jardin en question ! Aucune photo, aucune visite, aucun plan n’est envisageable en amont de sa proposition. Il faut donc faire une proposition à partir de métrages approximatifs donnés, seulement. Voici ce que dit Patricia là dessus :  » On y va à l’aveugle. » « Tout a été transformé car je n’avais pas pu voir l’espace avant et de beaux rosiers étaient présents que je voulais laisser…nous avons refait les plans avec les détenues et cela a été tout de suite accepté. » Voici l’exemple de réajustement qu’a dû faire Patricia entre sa première proposition sans aucune données, vision de l’espace, des plantes déjà en place et après avoir vu le dit lieu. Proposition 1 avant découverte du lieu. Proposition 2 réajustée, après découverte du lieu. Contraintes et règles Toutes les « contraintes » et règles de sécurité, sont là pour protéger : les employés du centre pénitencier toute personne pénétrant dans l’établissement les détenu(e)s. Bon nombre d’objets, d’éléments, peuvent rapidement être utilisés pour une toute autre fonction, qui peut s’avérer dangereuse pour chacun ou aidant à toute tentative d’évasion. C’est pourquoi, qu’il est selon moi nécessaire de garder un esprit ouvert. Ne pas être dans un positionnement de « victime » dans le sens où : les professionnels connaissent parfaitement leur travail les dangers et risques potentiels les comportements à adopter avec ce public qui même s’ils restent des humains, ont commis des actes préjudiciables et potentiellement dangereux, pour certain(e)s. Ce n’est donc pas, faire preuve de fantaisie que d’écouter et respecter les consignes. Autant le faire donc, dans cet esprit de bienveillance plutôt que les considérer comme une volonté de « sabotage » de l’activité jardin. Qui finance ? Qui finance un projet de jardin en prison ? La prison finance tout ce qui est fourniture. Le direction du SPIP (Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation) finance quant à elle ce qui est prestations de service, à savoir  : le travail de conception, les temps de réunions, et les temps d’ateliers. Qui décide ? Nous l’aurons compris, rien ne se fait sans que cela soit validé par les responsables de la prison, à savoir ici en l’occurrence : la direction de la prison le SPIP = Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation le ministère de la justice Toutes reconductions du contrat, de l’activité, se font d’une année sur l’autre, après une réunion bilan entre les décideurs et le professionnel des jardins de soins. Combien de temps ? Combien de temps pour monter un projet jardin en prison ? Je pensais à tort, qu’un projet en prison serait forcément très long à mettre en place. Encore des stéréotypes infondés, à retirer de nos têtes. La réalité est en fait plus proche de ce que l’on connait déjà pour n’importe quel projet de jardin. Tout est question de : volonté de la direction des moyens financiers à disposition Lorsque ces deux éléments sont assurés, un projet de jardin en prison peut rapidement se mettre en place. Pour Patricia, par exemple, qui bénéficiait de ces deux avantages cruciaux, il n’aura fallu que quelques mois entre la proposition (novembre 2017) du projet et le premier atelier au jardin (février 2018). Autre élément qui accélère considérablement le processus de mise en route du projet : la compétence qu’ont les professionnels des jardins de soins. Ailleurs, mais encore plus dans le milieu carcéral, le professionnel doit être suffisamment

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Jardiner, ça peut pas faire de mal

Jardiner, ça peut pas faire de mal. Coup de coeur Je partage mon coup de cœur pour cette collection d’ouvrages, des éditions Terre Vivante et plus particulièrement aujourd’hui avec Jardiner, ça peut pas faire de mal. Nous retrouvons dans cette série de livres, quantité impressionnante d’informations sur et autour du jardin. Amenée de manière très ludique par la volonté de la maison d’édition, d’y mettre beaucoup d’illustrations et d’images, la lecture, la compréhension et donc l’apprentissage n’en sont que meilleures et agréables. Multiplier les méthodes d’enregistrement par notre cerveau de l’information, permet d’optimiser les chances d’assimilation des connaissances de chacun. Pour cela cette collection est parfaite. Plus qu’à passer aux travaux pratiques pour ancrer d’avantage ces nouvelles acquisitions. C’est ce que vous pourrez faire lors des séances au jardin. Les plus de ce livre C’est toujours avec mon regard de soignante et d’habituée des jardin de soins, que j’aborde et vous restitue mes impressions quant au contenu d’un livre. Jardiner, ça ne peut pas faire de mal, ne dérogera donc pas à cette règle. Voici ce qui me semble particulièrement intéressant notamment dans la thématique qui nous concerne, à savoir les jardins thérapeutiques : Recherche d’un travail facilité Au jardin de soins on ne peut pas se lancer comme on le ferait dans son propre jardin, dans de longues tâches. Longues ou trop pénibles ! Dans la mesure du possible il est préférable de privilégier le plaisir. Je ne prône pas la facilité à tout prix mais il ne faut pas que le jardin soit assimilé à une corvée par ses occupants, quel qu’ils soient. Les professionnels qui mènent des séances d’hortithérapie, devraient pouvoir déterminer à l’avance de la pertinence de faire telle ou telle tâche en amont. Parfois, on peut imaginer se réserver une tâche plus laborieuse mais ne pas en faire une habitude, pour la même raison que j’ai donnée  précédemment. Comme pour la balade sonore, que j’avais abordé dans l’article Sound of silence, pourquoi ne pas en amont repérer avec les bénéficiaires du jardin : ce que chacun apprécie faire tout particulièrement ce qu’il est ok de faire sans plus d’attachement que cela (neutre) ce qu’il est ok de faire mais de manière occasionnelle, en identifiant ensemble,une fréquence acceptable pour tous. En somme, mettre en avant ce qui plait le plus, et planifier en fonction de l’appétence, l’ensemble des tâches.  Les tâches les plus complexes, qui semblent irréalisables, trop chronophages, ou  tout bonnement inappropriées par rapport aux objectifs thérapeutiques, peuvent être déléguées aux services techniques, aux jardiniers ou personnels de maintenance en fonction des accords convenus lors du montage de projet. Les conseils de l’auteur de Jardiner ça peut pas faire de mal, peuvent aider à prévenir la pénibilité de certaines tâches au jardin de soins, et ça on apprécie toujours ! Art de vivre au jardin Un élément appréciable dans Jardiner, ça peut pas faire de mal , et qui colle parfaitement à la philosophie des jardins de soins, est dans  : le « prendre soins« . L’auteur ne le dit pas ainsi exactement, mais c’est ainsi que je l’entend lorsqu’il aborde : le moins de bruit, en privilégiant les machines non motorisées par exemple. l’éloge de la lenteur au jardin et ses bienfaits sur l’homme et sur les végétaux l’anticipation pour prendre mieux soin du sol. le rythme à trouver pour mieux se respecter soi, son corps… se ménager. l’hygiène alimentaire adaptée lorsque l’on jardine. Des conseils donc pour un art de vivre au jardin mais que l’on devrait certainement étendre selon moi, au reste de notre quotidien. Prendre soin de la planète, de son propre bien être physique et psychologique. Un respect et donc, un prendre soin réciproque qui ne peut pas faire de mal. 😉 N’y a t’il pas meilleur endroit qu’un jardin de soins pour appliquer ces bons conseils ? Laisser faire Le jardin de soins, nous le savons, n’a pas vertu sauf lorsque cela a été exprimer clairement et consenti par tous dans les objectifs du départ pour le jardin, d’être un lieu de perfection, de production à rendement chiffré. Sans pour autant s’étaler trop longuement sur le sujet, il y a dans cet ouvrage un petit rappel sur les vivaces et les semis spontanés. Au jardin de soin, c’est un point qui là encore peut avoir tout son intérêt et ce de pour plusieurs raisons : rejoint l’idée de faciliter le travail  : la Nature travaille à notre place, à nous de l’aider du mieux que l’on peut ensuite. l’idée de l’observation attentive du Vivant et de bienveillance vis à vis de ce que ce dernier met en place pour survivre. Chaque bénéficiaire peut tourner son attention, au printemps, sur ce qui ressurgi de terre, se questionner sur les processus utilisés par la plante, voir comment cette dernière se comporte sans et avec intervention humaine. l’économie financière que l’on peut faire ou l’opportunité d’augmenter la biodiversité au jardin (ce que vous n’achetez pas une année peut vous permettre d’investir dans de nouvelles variétés) L’ergonomie au jardin C’est LA partie marquante de ce livre ! Elle représente quasiment la moitié de ce livre. De façon très simple l’auteur nous explique : comment choisir ses outils les postures à adopter en fonction de chacun de ces outils, leur maniement les bons gestes à avoir et au bon moment les plus et les moins de certains outils leur « réelle » utilité ou non au jardin Au jardin de soins cette réflexion autour des outils est capitale car ces derniers sont l’extension de nos mains et de notre sens, qu’est le toucher ! Dans Jardinez, ça peut pas faire de mal, il s’agit de recommandations générales mais l’on peut tout à fait transposer le raisonnement sur les outils utilisés au jardin de soins. Comme toujours, il est préférable de faire cela de manière collégiale avec les bénéficiaires du jardin, directement : détecter ce qui gêne, ce qui aide, ce qui est pratique avec tel outil, sur telle tâche imaginer ensemble des astuces pour contre carrer les problèmes, et trouver des solutions palliant parfaitement au handicap, incapacités à faire ce que l’on souhaite, avec l’outil. Rechercher le confort, plutôt qu’agir avec pénibilité. et pourquoi pas le partager au reste de la communauté !! En résumé La parole est à vous L’ouvrage de Blaise Leclerc, est plein de bon sens. Ce que parfois on manque. Le livre permet de mettre en évidence ce que la pratique même du jardinage peut avoir de bénéfique pour soi, tant d’un point de vue physique que psychologique si tenté : que l’on prenne le temps de décortiquer ses habitudes au jardin que l’on fait les bons travaux de jardinage au bon moment que l’on s’écoute et soit bienveillant envers soi et le Vivant que l’on change notre vision souvent détériorée du jardin, comme étant une corvée, un lieu où l’on se casse le dos et d’où l’on revient usé que l’on comprenne d’avantage comment notre corps fonctionne, quels sont nos points forts et nos faiblesses personnellesAutrement dit, que l’on réfléchisse plus, qu’on agisse mieux et moins pour retrouver du plaisir à être et faire au jardin. La parole est à vous Avez vous, vous aussi des trucs et astuces, que vous avez mis en place au jardin de soins afin de privilégier le confort dans la pratique du jardinage à but thérapeutique ? N’hésitez pas à nous en faire part dans les commentaires, en dessous de cet article, cela pourrait être utile à d’autres ! Retrouver ma bibliothèque de références en ligne. Je veux voir la bibliothèque. Je veux acheter le livre. Tous les livres Terre Vivante bénéficient d’un lien affilié. Chaque vente faite à partir de plus de vert less béton permet de fournir en partie, à ce site les moyens de s’auto-financer. Merci pour votre compréhension. ​Merci d’avoir lu cet article​En complément vous êtes libre de recevoir mon bonus gratuit : ​ »Comment créer un jardin thérapeutique à moindre coût ? »dans lequel je partage 5 pistes pour:-   augmenter vos chances de trouver des aides- optimiser vos ressources SUBSCRIBE Je partage           

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L’après confinement au jardin de soins

Le covid 19 trace son chemin inéluctablement et nous oblige à bousculer nos habitudes, pas toujours en adéquation avec la Nature et notre propre nature. Plutôt qu’un repli sur soi, il est préférable selon moi de se concentrer sur la vie et sur l’après confinement. La vie continue La vie à tout prix Ce n’est pas en voyant uniquement le négatif que cela fera avancer les choses. Garder à l’esprit que le confinement terminera un jour, que la vie reprendra son cours normal et surtout que le jardin ne va pas s’envoler le temps du confinement. Au contraire !!! Vous allez avoir une multitude de chose à faire, à redécouvrir et à découvrir. Imaginez le plaisir de se retrouver, occupants du jardin de soins et, jardin en lui même. Et si pas mal de boulot pour la remise en route sera nécessaire, dites vous que ce n’est certainement pas la motivation qui manquera, après ces semaines de confinement. Voyons donc plutôt le verre à moitié plein que celui a moitié vide. Rester positif Oui l’annonce du nombre de patients hospitalisés et des décès un peu partout dans le monde donne le frisson. Les soignants doivent fournir une énergie incroyable pour maintenir le navire à flot. Garder la tête sur les épaules, tenir, malgré la fatigue et les tristes situations du quotidien. Cependant, la morosité ne peut en aucun cas être d’une quelconque utilité, bien au contraire. La vie continue, la Nature ne s’est jamais sentie aussi bien depuis plusieurs décennies. Sans prendre de risques inconsidérés, nous sommes un bon nombre à pouvoir dès à présent, préparer l’après confinement.  La pandémie, fait ressortir à la fois, les côtés les plus sombres mais aussi les plus beaux aspects de l’humain :  la solidarité, l’empathie, le partage, l’entraide, l’intelligence collective. Et si nous prenions ce moment historique, comme un moyen de faire un monde meilleur pour demain ? Et si cette période nous poussait à devenir encore plus créatifs, ingénieux ? Anticiper le retour aux jardins Au sortir du confinement, nous aurons tous un besoin urgent de retour à la Nature, du grand air et de moments de convivialité, de partage. Patients, soignants, familles endeuillées, personnes guéries, confinés en ville sans espace extérieur… tous ! Dans les établissements de soins, il va sans dire que le jardin de soins sera pris d’assaut et nous devons être prêts pour ce beau retour sur l’extérieur. S’activer de nouveau, ressentir le vent et les rayons du soleil sur les visages, plonger les mains dans la terre, sentir et ressentir la Nature bienveillante autour de nous. Le jardin de soins est certes déserté en ce moment et toutes séances dans celui-ci est sans doute arrêté. Les esprits restent concentrés sur les gestes barrières et les soins à prodiguer à l’intérieur. Pourtant, le jardin lui continue sa vie de jardin. Et nous aurons bien des surprises à notre retour ! Comment anticiper, ce retour ? Comment garder des repères, maintenir les liens avec cette Nature si proche, mais encore inaccessible pour le moment ? Je propose ci-dessous quelques pistes d’actions concrètes, à mettre en place, dès à présent : Faire marcher le réseau Restez en lien avec le réseau que vous avez l’habitude de fréquenter et voyez comment l’élargir grâce à des intermédiaires communs. Le confinement n’empêche pas de maintenir le lien. Aujourd’hui grâce à l’informatique beaucoup de choses sont possibles. Il s’agit d’être créatif et de voir les choses différemment. La méthode change mais le fond reste le même.  En gardant le lien avec, les partenaires habituels, les confrères, les jardiniers, les familles, les bénévoles, fournisseurs, il sera toujours plus facile ensuite de relancer la machine ensuite, lorsque nous devrons remettre les activités d’hortithérapie en route. Habituellement vous manquez de temps pour créer, imaginer des outils, des fiches techniques, évaluations de séances… ? Et bien peut être que c’est le moment de s’y mettre ?  Si vous êtes un professionnel du paysage, rien ne vous empêche d’envoyer des messages aux établissements pour lesquels vous avez œuvré ou pour lesquels vous débutiez un projet jardin. Vous pouvez sans doute travailler plus au calme sur ces projets et préparer le tout pour l’après confinement. Travaillez vos techniques de croquis, revoir vos déroulés de prestations de services, redonner un coup de neuf à vos outils de communication … Rester en lien, c’est s’assurer d’un retour plus serein et ne pas tomber aux oubliettes. Identifier les ressources Nous avons vu que ce temps de confinement pouvait être pour certains un moyen d’identifier de futurs partenariats. Peut être y a t’il déjà des personnes en capacité de vous aider pendant ce confinement ? Je pense aux pépiniéristes, horticulteurs, maraichers, qui seront peut être à même de vous garder ou de vous livrer des plants, végétaux… Beaucoup jettent actuellement une grosse partie de leur production car ne peuvent pas les vendre avec les restrictions gouvernementales. Des professionnels comme les fleuristes, par exemple, qui ont du fermé leur boutique peuvent peut être vous conseiller pour des activités annexes au jardin, en vous apprenant quelques techniques de compositions florales. Voyez avec votre fleuriste le plus proche. Ca pourra être une belle occasion de créer de nouveau liens, en faisant connaître le jardin de soins et les activités qui y sont menées habituellement. Mais aussi pourquoi pas se rapprocher d’apiculteurs, de vanniers, de potiers, de professeurs… Soyons créatifs ! Création de jardins de soutien Il ne faut pas grand chose pour débuter un jardin. C’est la période des semis. Pourquoi ne pas créer un réseau de soutien ? Il s’agirait de trouver quelques jardiniers volontaires, ou de proposer à certains jardiniers habituels du jardin de soins de se coordonner et de préparer ensemble mais chacun chez soi, les plants qui serviront lors de la reprise des activités aux jardins. Ce qui souligne encore une fois la nécessité de rester en contact, de ne pas rompre les liens. Bénévoles confinés, possédants jardin par exemple, peuvent s’organiser et rajouter quelques graines à pousser. Maintenus en bon état, les petits plants pourront être redistribués le moment venu dans les services, lieux de vie médicalisés ou autre lieux de soins. Pour diversifier vos plants je vous invite d’ailleurs à mettre au troc quelques unes de vos semences ici. C’est entièrement gratuit et c’est la promesse de jardins de soins riches en biodiversité. Enfin je pense aussi à des établissements comme les EHPAD par exemple, où certaines personnes âgées seraient sans doute ravis de faire pousser quelques plants sur leur terrasse, balcon ou jardinière ! En leur fournissant un minimum de matériel et semences (peu au final), cela permettrait de sortir psychologiquement ces personnes du confinement et de redonner un sentiment d’utilité en s’occupant ainsi déjà, un peu du jardin de soins de l’établissement.  Les soignants sont certes débordés mais les solidarités peuvent se mettre à l’œuvre de manières différentes et je suis certaine que si de telles initiatives se mettaient en place, cela serait bien accueilli par les professionnels de santé (entre autres !). S’informer et informer Aller fouiller sur la toile, commander des livres, écouter des podcasts, regarder des vidéos, repérer des initiatives inspirantes et tâcher de trouver les coordonnées des porteurs de projets. Conférences, bibliothèque en ligne, ebook gratuit, forum, site internet,MOOC sont autant de moyens de s’informer et d’avancer. Au jardin de soins, les sujets ne manquent pas : avancées médicales spécificités de prise en charge des patients avec X ou Y pathologie psychologie techniques de jardinage connaissance des végétaux construction et aménagement du paysage, d’un jardin et toutes les activités annexes que vous souhaiteriez développer au jardin de soins ou pour lesquelles vous aimeriez apporter de la nouveauté ou plus de savoirs. S’informer donc, mais également informer le réseau, qu’il soit professionnel ou non. Plus nous parlerons de jardins de soins, plus nous augmentons les chances d’en voir de plus en plus. Pour aller plus loin Voici quelques ressources parmi les milliers qu’il y a, en ligne : Série de vidéos/conférences de Gilles Clément au Collège de France Chaine montante de mon ami Xavier Mathias : Pagaille veux tu ! Podcast pour en apprendre sur les plantes et leurs utilisations : Le comptoir des plantes Pour des formations et MOOC : La plateforme Tela Formation La parole est à vous ! Parlez moi de vous et la manière dont vous anticiper le retour au jardin de soins. Quelles initiatives vous inspirent en ce moment ? En quoi cette période de confinement, est une opportunité pour vous, dans le domaine du jardin de soins ? Laissez nous vos commentaires juste en dessous de l’article, afin de …garder le contact, tisser des liens, trouver de nouvelles idées, partager des ressources… bref tout ce dont nous avons parlé juste au dessus ! 😉 Enfin aimeriez vous mettre en place un projet solidaire autour des jardins de soins durant cette période de confinement ? Faites moi signe ici. ​Merci d’avoir lu cet article​En complément vous êtes libre de recevoir mon bonus gratuit : ​ »Comment créer un jardin thérapeutique à moindre coût ? »dans lequel je partage 5 pistes pour:-   augmenter vos chances de trouver des aides- optimiser vos ressources SUBSCRIBE Je partage           

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Le guide du jardin bio.

L’indispensable : Guide du jardin bio S’il y a bien UN livre que je conseillerais d’avoir dans votre bibliothèque, c’est bien : Le guide du jardin bio, écrit par Jean Paul Thorez et Brigitte Lapouge-Déjean, aux éditions Terre Vivante. J’ai acheté ce livre personnellement déjà trois fois ! Non pas qu’il se soit abimé rapidement, mais simplement parce que j’en ai offert un à une compagnie de théâtre, qui avait un projet de jardin partagé avec des populations fragilisées, un autre de peur d’avoir perdu la mien, alors qu’il était simplement égaré. Bref, tout cela pour vous dire que je n’envisage pas de ne pas avoir ce livre dans ma bibliothèque. Mine d’informations pour tous Ce livre est effectivement une mine d’informations utiles à tous, novices comme jardiniers plus expérimentés. Les novices en jardinage y trouveront toutes les explications nécessaires pour se lancer, avec un groupe de jardiniers. Chaque geste de base, terme, sont expliqués. Vous serez guidés, comme un enfant a qui l’on apprend à faire son premier gâteau. Pour les plus expérimentés, vous y retrouverez les rappels indispensables tout au long de l’année. Explications détaillées Impossible d’être perdu. Chaque terme est expliqué avec des mots simples et accessibles à tous, animateurs novices ou déjà jardinier expérimentés. Des légendes, permettent de comprendre chaque abréviations, sigles, codes couleurs… Des images viennent compléter le tout lors notamment de gestes plus techniques à accomplir. Celles ci vous aideront également à clarifier vos propos avec des patients pour qui le verbe n’est pas l’outil le plus simple pour communiquer. Cela rajoute quelque soit la situation, davantage de poids dans les explications données lors des séances communes. Les smileys utilisés notamment pour les associations des légumes entre eux est très appréciée généralement par les publics jeunes. Cependant je vous recommande d’utiliser une carte type carte postale, à laisser au niveau de ce tableau à double entrées. La carte facilitera le repérage des petits comme des grands dans celui-ci, qui peut être petit ou trop complexe en fonction des personnes que vous accompagnées. La carte, supprime donc une des deux entrées possibles, facilitant la lecture de la deuxième entrées avec le doigt ou la pointe stylo ou encore une seconde carte que l’on ferra glisser de colonne en colonne… Dans tous les cas vous travaillerez la concentration. Une carte comme guide Un livre complet Plutôt que d’acheter un livre sur les plantes aromatiques, un sur les plantes médicinales, un sur les végétaux à petits fruits, un sur les plantes d’ornement… vous pouvez tout à fait n’acheter dans un premier temps que ce livre. Il aborde en effet déjà les plantes de base et en détails, que vous pouvez mettre au jardin potager, au verger ou pour embellir. Pour chaque plantes une fiche avec un petit topo initial : nom vernaculaire, nom botanique, condition de germination nécessaires, temps de germination et durée de vie des graines. S’en suit à chaque fois, les explications pour chaque étapes de vie et de transformations de la plante : du semis à la récolte, l’utilisation en passant par l’entretien, la taille. Un bref calendrier avec code couleur permet à chacun de se projeter dans le temps. On sème en vert clair, on repique en pleine terre en vert foncé, on récolte en marron. Des propositions de variétés sont également faites mais je recommande de faire votre choix en fonction de vos propres critères et objectifs thérapeutiques visés. Les petits plus pour l’animation Posséder un livre comme celui-ci permet de travailler sur pas mal de choses mais j’aime particulièrement utiliser plusieurs éléments dans celui-ci, lors de séance d’hortithérapie. Voici un petit condensé ci dessous : Le nom botanique Chaque jardinier patient ne vient pas forcément au jardin avec les mêmes intérêts. Il m’est arrivé à plusieurs reprises d’avoir pendant mes séances au jardin, des personnes qui ne souhaitaient pas mettre les mains dans la terre, mais plutôt venir apprendre. Connaître les noms savants, les écrire sur les étiquettes, sur le cahier de suivi, les identifier parmi les sachets de graines, faire le lien avec d’autre plantes avec une racine latine commune… Connaître également les noms et surnoms de la dite plante, l’histoire de ces noms. Le jardin de soins doit permette à chacun de s’y retrouver et ça peut passer aussi par la simple connaissance. La levée Le temps que devrait mettre votre graine si toutes les conditions sont réunis pour pointer le bout de son nez. Voilà quelque chose qui intéresse fortement tout jardinier encore plus lorsque les journées, semaines, mois vous paraissent interminables en établissement, quant vous avez de plus en plus de difficulté à vous repérer dans le temps… Quelle excitation à l’idée que dans 5 jours nous verrons la terre se lever légèrement, qu’au 6ème un petit bout de vert fera son apparition !  Enthousiasme, patience, observation attentive, joie. Fréquence de germination La fréquence de germination correspond au temps durant lequel votre graine possède sa capacité à pousser. Le temps que vous pourrez concrètement conserver vos graines, si vous le faites dans les conditions favorables. Si vous faites un jardin de soins, ce n’est pas pour y mettre des hybrides. Vous privilégiez les semences reproductibles, bio.  Soit vous les achetés, soit vous les produisez, soit les deux. Dans tous les cas, connaître cette valeur temps pour chacune de vos graines, vous sera utile. J’aime particulièrement échanger sur cela avec les participants aux ateliers. Pas mal de métaphores se créer entre une graine et l’humain. Savoir qu’une graine à un capital temps de 10 ans pour un concombre et de 3 ans pour un haricot, cela permet aux jardinier, animateur ou patient, de maitriser davantage sa production et son stock de graines. Petit récapitulatif bien pratique Calendrier Ce livre possède un calendrier en fin d’ouvrage, des tâches à faire au jardin. Non pas par mois mais par quinzaine, je trouve cela plus adapté au rythme du jardin et des séances. Posséder ce type de calendrier me parait indispensable pour planifier au mieux les séances à venir au jardin. Généralement, je conseille un autre ouvrage pour ce travail de planification, cependant pas mal d’équipe n’ont pas forcément les moyens d’investir dans plusieurs ouvrages au début de leur projet. Compte tenu des autres qualité de celui-ci, il est donc plus judicieux si vous avez peu de moyen d’investir dans celui qui sera le plus complet et qui vous permettra le plus rapidement d’agir. J’utilisais personnellement ce calendrier, lors des débuts de séances, afin que chacun prenne connaissance, de la saison où nous étions, du mois, de la date et que nous sachions ce que tout bon jardinier doit faire dans son jardin à ce moment là. Une fois que chacun est informé, les échanges ne manquent généralement pas afin de se mettre d’accord sur ce que l’on va produire, où l’on va pouvoir installer telle ou telle autre plante, comment va t’on se répartir les tâches… Interaction avec les autres, affirmation de ses souhaits, acceptation d’un consensus, responsabilité quant à la réalisation d’une tâche, quant à la prise en soin d’une plante… Tout ça à partir d’un simple calendrier. En résumé LE livre a posséder ! Pour tous, animateurs néophytes, comme expérimentés. Facile d’accès : explication de vocabulaire, images explicatives, légende. Livre tout en un : techniques de jardinage, connaissances générales, plantes du potager, du verger, aromatiques et ornementales. Format du livre parfait pour être au jardin avec et pour la manipulation (même avec des mains « sales »). Un livre pour toute l’année avec son calendrier par quinzaine. Le livre du Guide du jardin bio vient d’être revu et augmenté. Avec plus de bio et de notions de permaculture. Tout ce qu’on aime au jardin de soins. Retrouver ma bibliothèque de références en ligne. Je veux voir la bibliothèque. Je veux acheter le livre. Tous les livres Terre Vivante bénéficient d’un lien affilié. Chaque vente faite à partir de plus de vert less béton permet de fournir en partie, à ce site les moyens de s’auto-financer. Merci pour votre compréhension. ​Merci d’avoir lu cet article​En complément vous êtes libre de recevoir mon bonus gratuit : ​ »Comment créer un jardin thérapeutique à moindre coût ? »dans lequel je partage 5 pistes pour:-   augmenter vos chances de trouver des aides- optimiser vos ressources SUBSCRIBE Je partage           

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Jardin en prison française

Rédaction aujourd’hui d’un premier article autour du jardin en prison et des besoins en santé des personnes détenues. Quel est le pouls dans les prisons françaises actuellement ? La Nature a t’elle un rôle à jouer dans l’univers carcéral ? Peut on parler de jardin de soins, jardin thérapeutique en prison ? Y a t’il des besoins en santé qui pourraient être atténués par le jardin, en prison ? Je tiens à remercier Céline Barrault, médecin de la maison d’arrêt de Tours depuis 2007 déjà, pour avoir pris le temps de répondre à mes questions.  Son retour, permet à cet article d’être au plus proche de la réalité du terrain et plus vivant. J’espère que vous apprécierez comme moi son retour, sans langue de bois. Merci à toi, Céline, pour ton authenticité. Quelques chiffres Selon le Ministère de la justice le nombre de personnes écrouées en France, en janvier 2020 était de 82 860. 70 651 de ces personnes sont détenues : environs  2/3 de personnes condamnées (49 576) 1/3 de prévenus (21 075). 1% sont des mineur(e)s 3,8 % sont des femmes Il existe 187 établissements pénitenciers pour lesquels ont note : 4 établissements ou quartiers ayant une densité supérieure ou égale à 200 % 43 établissements ou quartiers ayant une densité supérieure ou égale à 150 et inférieure à 200 % 53 établissements ou quartiers ayant une densité supérieure ou égale à 120 et inférieure à 150 % Pour exemple, la maison d’arrêt de Tours qui possède 140 places, accueille actuellement 300 personnes, soit plus du double de sa capacité d’accueil. Malgré les 9,06 milliards d’euros dépensés en 2019, le nombre de détenus qui dorment avec un matelas au sol ne cesse d’augmenter : + 16,2% d’augmentation entre le début 2019 et 2020. Lexique des établissements Comme toute institution, il est difficile d’aborder un sujet, un univers quel qu’il soit, sans se heurter à un vocabulaire, un champ lexical et des abréviations spécifiques. Afin d’y voir plus clair voici quelques explications sur les différents établissements, propres à l’univers carcéral. Connaître le vocabulaire de base de ceux auprès de qui nous sommes ou serions amener à être au contact, est à mon sens un minimum. Tout comme il ne viendrait à l’idée de personne, de devenir chirurgien orthopédique ou kiné sans connaitre les noms scientifiques de chaque os du corps, en plus de leur rôle et fonctionnement. Voici donc très brièvement quelques repères vous permettant de faire la différence entre les différents établissements pénitenciers que l’on retrouve en France : La maison d’arrêt = MA La maison d’arrêt accueille : des détenus prévenus (c’est à dire pas encore jugés) des détenus condamnés à des peines de moins de deux ans des détenus condamnés dont la fin de peine est de moins de deux ans (des fins de longues peines, qui se rapprochent de chez eux par exemple) des détenus condamnés qui attendent leur transfert dans des « prisons pour peine » (c’est à dire centre de détention = CD ou centrale) Le centre de détention = CD Également appelés Centrale, le centre de détention accueille : des détenus condamnés à des peines de plus de deux ans qui sont dits « ré-insérables », c’est à dire « pas trop dangereux » des détenus, condamnés à des longues peines des détenus, considérés comme dangereux et/ou, peu en capacité d’être dans un processus de réinsertion. Le centre pénitentiaire Les centres pénitentiaires : sont des prisons ou plusieurs systèmes coexistent. Par exemple : une partie maison d’arrêt et une partie centre de détention. les détenus ne sont pas sensés se croiser. Pour ce faire il s’agit souvent souvent de bâtiments différents, regroupés sur un même secteur géographique. Droits à la santé Pour Céline, il n’y a pas photo. Chaque détenu est accueilli et pris en charge comme elle le ferait lors d’une consultation « classique » à l’extérieur.  » En fait, je fais mes consultations exactement comme je les faisais en médecine de ville : je prends le temps, je discute avec les patients, je les examine, parfois je leur remonte les bretelles, je les chambre, bref , je fais des consultations normales, à des gens normaux.«  Les détenu(e)s bénéficient d’ailleurs des mêmes droits à la santé qu’une personne lambda, ainsi la personne : a le droit d’accéder à son dossier médical. Comme n’importe quel patient, il doit suivre la procédure standard en faisant la demande auprès du service qualité du centre hospitalier. Le coût des copies reste à sa charge, comme pour n’importe quel patient, là encore. Si  l’administration pénitentiaire, le Juge, le Procureur,veulent des informations nécessaires à une enquête, le dossier peut être saisi comme dans un service lambda du CHRU, dans un cadre très strict. peut bénéficier d’une consultation auprès du médecin après une simple demande de sa part. Le détenu en fait la demande écrite, qu’il dépose dans une boite conçue à cet effet et a un rendez vous  généralement en moins de 24H, hors week-end. peut bénéficier de consultations chez des spécialistes. Dans ce cas l’attente est souvent plus longue mais là encore rien de bien différent à ce que l’on peut connaître en tant que patient libre. à sa sortie ou transfert, la copie de tous les examens qui ont été menés au cours de la détention sont remis au détenu (résultats de prise de sang, radio, compte rendu de consultation…) Spécificités du parcours de soin en prison Il existe cependant quelques spécificités dans le parcours de soins de chaque détenu. A son arrivée en détention le détenu : est reçu en consultation d’entrée : sont listés les antécédents, les problèmes de santé actuels, les traitement en cours et à poursuivre un bilan du statut vaccinal est fait et une remise à jour est proposée un bilan d’entrée est proposé également. Celui-ci est variable en fonction de l’âge, des antécédents et des risques en santé les plus régulièrement retrouvés chez les détenus. Pour les plus jeunes : un bilan de Maladie Sexuellement Transmissible (HBV HCV HIV). Pour le plus âgés, peut être rajouter un bilan lipido glucidique, ou un bilan hépatique si il y a notion de consommation d’alcool. Pour les plus âgés  des détenus, un dosage de PSA (l’antigène spécifique de la prostate) peut être proposé là encore. un dépistage de la tuberculose est fait avec la réalisation d’une radio pulmonaire. Pratiques demandées par les ministères, du fait de la promiscuité dans des personnes dans les établissements de détention. A la sortie de détention : une consultation de sortie est prévue permettant d’orienter vers un médecin de ville, s’assurer que le patient sort avec son ordonnance, son courrier de sortie, ses papiers… Entre les deux, l’équipe : gère les urgences quand il y en a. répond aux divers besoins en santé des détenus (dont la distribution des traitements) participe à la prévention sanitaire, informe sur les risques planifie des consultations externes si besoin organise des consultations administratives de sorte d’aider les détenus dans certaines démarches comme, les demandes d’ALD (affection de longue durée) ou MDPH (aides liées au handicap) Composition de l’équipe soignante Tout d’abord lorsque j’ai interrogé notre doctoresse, Céline, elle a tenue a rappeler une élément :  » Tous les professionnels de santé qui viennent en prison le font de manière volontaire, c’est à dire qu’on était d’accord pour venir, qu’on était motivé pour être là. D’ailleurs le turn over est lent, les nouvelles infirmières, qui sont arrivées ces deux dernières années, ont remplacées des infirmières qui étaient parties à la retraite. La plupart de mes collègues sont là depuis plusieurs années. En gros, on n’est pas là par punition, on est là par conviction.«  Point de vue intéressant à lire car cela casse l’image stéréotypée que l’on pourrait avoir vu de l’extérieur. Cela reste un point de vue unique, dans une maison d’arrêt me direz vous. On pourrait ce dire que cela ne vaut peut être pas pour tous les travailleurs en milieu carcéral ! J’en conviens, mais cela ouvre cependant des perspectives optimistes quant à la vision souvent très négative que l’on se fait du travail en prison et permet d’espérer que cela est bien le cas pour la majorité des personnes qui travaillent auprès des détenus. Pour revenir à la composition de l’équipe soignante : C’est l’unité sanitaire (US) qui assure les soins au quotidien. Médecin et membres paramédicaux dépendent non pas de l’administration pénitentiaire, mais du centre hospitalier, comme cela a été voulu par la réforme de 1994. L’unité sanitaire peut être rattachée indifféremment à un pôle de psychiatrie ou d’urgence. En prison la présence d’un médecin H24 n’est pas une obligation, seule la continuité des soins doit être garantie. De ce fait les week-end et soir, c’est SOS médecin qui, sous convention avec le Centre hospitalier, prend le relai en cas de besoin. L’équipe de la maison d’arrêt Tours par exemple, se compose : de médecins généralistes d’infirmières de psychologues de psychiatres d’un kiné d’un dentiste Présence féminine Présence féminine dans les prisons Les femmes sont omniprésentes à la maison d’arrêt de Tours. Pour Céline : « On pense toujours que pour certains patients, ou pour certains détenus si on reste dans l’univers pénitentiaire, que recevoir des ordres donnés par une femme va être problématique. Probablement que pour certain, c’est le cas… Mais j’ai l’impression que les tensions montent moins vite quand les patients / détenus ont une femme en face d’eux. Je pense qu’il n’y a pas ce concours de testostérone qu’on peut ressentir parfois entre deux hommes. Je pense qu’il est très nécessaire d’avoir les deux types d’intervenants : n’avoir que des femmes pourraient mettre aussi des patients en difficulté. Nos approches différentes d’un même patient / détenu est évidemment une force. C’est une force dans n’importe quel corps de métier, d’ailleurs ! » Besoins en santé des détenu(e)s D’après l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies (OFDT), les personnes détenues constituent une population vulnérable face aux addictions, d’autant plus qu’elles se cumulent souvent à des difficultés socio-économiques (faible niveau d’éducation, faible revenu, logement précaire, etc.). Dans un contexte de surpopulation chronique, les conditions de vie en détention sont par ailleurs peu propices au maintien de la santé des détenus et peuvent provoquer ou aggraver certains troubles liés aux addictions. Ainsi dans les éléments prévalents en santé nous retrouvons : les maladies et risques infectieux les problèmes psychiatriques les addictions le risque suicidaire les maladies chroniques et autres problèmes de santé liées à la sédentarité, à l’alimentation et aux conditions d’hygiène. Certes les problèmes ont souvent une origine antérieure à la détention, mais ils se trouvent exacerbés par la détention en elle même, et les conditions de vie de celle-ci au quotidien. En me documentant sur le sujet, j’ai pu constater à quel point chaque problème de santé était imbriqué les uns aux autres. Identifier les problèmes en santé c’est bien, mais quid de leur prévention et de leur traitement en détention ?Chaque besoins prévalent méritrait qu’on s’y arrête plus longuement. Ce que je ferai sans doute tant le sujet est passionnant et les besoins sont là. Je note aussi que ce qui est tantôt un problème, peut s’avérer être une solution (certes loin d’être idéale). Ainsi la forte concentration et la co-détention qui s’impose du fait de la surpopulation, limiterait les passages à l’acte et donc le nombre de suicide en milieu carcéral. Cependant je doute que l’on doive se satisfaire de cet état de faits. La détention permet aussi pour certain une première prise en soins pour leur(s) problème(s) de santé. Il n’est pas rare qu’une personne n’ai à son arrivée en détention :  aucun médecin traitant que cela fasse très longtemps qu’elle ait vu un professionnel de santé voire même que ce soit une première fois tout court par exemple dans le cas de prise en soins de problèmes psychiatriques. Pour Céline notre médecin, ce sont les problèmes psychiatriques, qui sont le plus aggravés par l’enfermement. Les efforts à faire en matière de santé dans les prisons ne sont pas selon elle paradoxalement, à mener du côté prise en charge

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Pourquoi créer une bibliothèque jardin ?

Si votre service, établissement, association possède déjà un jardin de soins ou souhaite tout simplement en créer un, pensez à créer dans le même temps une bibliothèque jardin ! Dans l’article qui suit nous verrons l’intérêt de créer une bibliothèque jardin pour les équipes, les proches et les les bénéficiaires directs du jardin de soins. De la nécessité d’apprendre Interêts d’une bibliothèque « jardin » pour les patients Une bibliothèque consacrée au jardin est un moyen de s’extirper pour un temps, de la routine, du lieu. L’imaginaire est sollicité, la rêverie est encouragée.Oublier un bref instant les soins, sa condition, la maladie au travers de beaux ouvrages sur les jardins, les plantes, les arbres. Autant d’éléments qui intrinsèquement ne peuvent que trouver une résonance.  (Cf : biophilie) Comme n’importe quelle bibliothèque, celle-ci peut être source d’instruction. Apprendre c’est aussi dire : je suis là, je suis bien en vie, j’ai soif de cette vie. Je suis partie prenante et me sens « utile » dans cette société. Comprendre le vivant, ses besoins, ses origines, son évolution, permet également d’inclure les végétaux dans le processus de thérapie. C’est lui laisser sa place de tiers soignant. Avoir une bibliothèque jardin investie par les patients, permet également de faire naitre, ou renaitre, l’enthousiasme à créer, faire avec. Qu’est ce que cela change pour les proches ? Posséder une bibliothèque jardin, offre aux proches des patients : la possibilité de s’évader un instant lorsqu’ils doivent rester dans l’attente (consultations, résultats, soins en cours…). l’opportunité de créer des moments d’échanges autres que ceux habituellement axés sur la pathologie, ses effets sur le quotidien, la vie du service ou les désagréments, liés à l’hospitalisation en elle même. l’opportunité de se créer des souvenirs, des moments d’échappatoire avec leur proche malade et ce, malgré les circonstances. de se souvenir ou de se projeter dans un jardin passé ou à venir avec leur proche malade. l’opportunité d’offrir une image positive sur leur proche. Image qui souvent est dégradée par la maladie ou l’hospitalisation, l’entrée en institution ou le regard extérieur de la société sur les malades. Le plus pour les équipes De la même manière qu’avec les aidants naturels, posséder une bibliothèque jardin, permettra des échanges, un contact, un regard, différents sur la personne qui nécessite des soins, une aide, qu’elle soit temporaire ou définitive. Ne plus être qu’exclusivement dans un rapport de soignant/soigné permet de remettre un peu d’humanité dans la pratique au quotidien, permet de se considérer d’avantage d’individu à individu. De manière plus pragmatique avoir une bibliothèque jardin peut être inspirante pour des ateliers, pour la conception du ou une partie du jardin en lui même. Les livres peuvent palier, consolider ou valider certaines connaissances quant aux pratiques au jardin, qu’il s’agisse de pratiques horticoles, ou soignantes. Cerise sur le gâteau Vous retrouverez dans les mois à venir sur ce site une liste des livres que vous pourriez mettre dans votre bibliothèque jardin. Je veux voir le liste de livres.(en cours) Je partagerai pour chaque livre de cette liste, un article détaillé, afin d’y voir plus clair avant tout achat et surtout d’y adjoindre l’intérêt que chaque livre pourrait avoir dans la pratique de l’hortithérapie.   Pour aller plus loin Une étude : « La lecture peut encourage les individus malades à devenir plus activement impliqués dans leur réhabilitation », explique Lena Mårtensson, l’une des deux auteures de l’étude. Un article : 4 bienfaits de la lecture pour nous et notre rapport aux autres selon la science Une vidéo Europe 1 : Version en anglais Cet article existe aussi en anglais sur Plus de Vert Less Béton : Why create a garden library ? ​Merci d’avoir lu cet article​En complément vous êtes libre de recevoir mon bonus gratuit : ​ »Comment créer un jardin thérapeutique à moindre coût ? »dans lequel je partage 5 pistes pour:-   augmenter vos chances de trouver des aides- optimiser vos ressources SUBSCRIBE Je partage           

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Le jardin thérapeutique, lieu d’expression

De la conception à son occupation, en passant par ses ateliers d’hortithérapie, le jardin de soins devrait être fait pour et AVEC les patients, les bénéficiaires. Je préfère généralement leur donner le nom de « jardiniers« , pour son côté plus englobant (patients, proches, accompagnateurs soignants ou bénévoles) et moins stigmatisant. L’inclusion de ces derniers dès le départ de chaque projet permet une meilleure appropriation du jardin en devenir et de sa future utilisation à des fins d’aide à la thérapie. Il n’est pas question de revenir sur ces aspects. Non, aujourd’hui je propose une vision plus psychologique, en notant les points qui font du jardin thérapeutique un lieu d’expression pour les bénéficiaires. Qu’est ce que l’expression ? Repartons de la base en s’intéressant à la définition de  l’expression : L’expression est : « Action d’exprimer quelque chose, de le communiquer à autrui par la parole, le geste, la physionomie » Mais aussi : « Ce par quoi quelque chose se manifeste. Ex : La soif est l’expression d’un besoin. » Ce qu’il ressort de ces définitions c’est que l’expression : est le passage de quelque chose qui est interne à soi, qui nous appartient, vers l’extérieur. peut se manifester de plusieurs manières qu’un médium peut faciliter ce passage de l’intérieur à l’extérieur. Être un moyen. que le médium peut devenir le reflet de l’expression. Être le résultat. permet la relation, le lien avec l’autre, les personnes qui m’entourent. Joie Jardin et expression et auteur Quels liens pourraient on voir à partir de cette définition et le jardin thérapeutique ? Peut on aujourd’hui considérer le jardin comme médium à l’expression ? Et a fortiori qu’un jardin de soins, soit l’expression même de ce que ressent les patients, les aidants ? Le jardin pourrait il être à la fois un moyen et le résultat de ce que souhaite exprimer les bénéficiaires ? Si tel est bien le cas, ce que personnellement je pense, en quoi le jardin pourrait être concrètement, la manifestation des expressions des bénéficiaires? Enfin, en agissant sur le jardin, cela a t’il une répercussion sur l’expression de chacun ? Le jardinier lui même peut il modifier son expression au travers ses actes au jardin ? Sérénité Quand l’expression dépasse les maux S’exprimer peut passer au jardin par différentes manières : Par la composition du lieu en lui même, ce qu’on retrouve au jardin, ce qu’on y met. Le jardin est à l’image de ses occupants si l’on laisse la possibilité de choisir, d’affirmer ses goûts, de donner des arguments à ces derniers. Par le comportement au jardin. Agitation, volubilité, isolement, rituel inchangé depuis des années… Dans l’intimité ou en public. Que disent les comportements de chacun au jardin ? Par nos actes au jardin. Nos actions on un sens. Derrière le sens, l’expression de soi. Pour cela laisser faire et observer attentivement ce qui se passe lors des ateliers, des balades au jardin. Par les mots et gestes utilisés. Les mots sont parfois aidants, parfois trompeurs, tronqués selon l’état émotionnel où la personne émettrice se trouve. Ainsi les mots deviennent l’expression de nos émotions. Le non verbal est le principal vecteur de la communication. Que l’on possède le verbe ou non, nos gestes, leur douceur, leur rapidité, leur côté abrupte, leur lenteur… un regard qui part sur le côté ou au contraire qui nous fixe. Est ce que cela a encore un sens lors de troubles associés à une pathologie ? Valent t’ils plus, moins, ou est ce égale à la personne dites « en santé » ? Et le récepteur de cette expression dans quel état est il ? Comment est il au moment d’accueillir l’expression du jardinier ? Amour Que peut on exprimer au jardin ? Échantillon de ce qui peut s’exprimer au jardin. En devenant malade l’on peut très rapidement ressentir « l’enfermement ». Enfermement lié au lieu : être H24 dans un établissement, un service ou tout simplement dans le collectif. Enfermement face à une dépendance par rapport à autrui. Le sentiment d’une aide unilatérale accompagnée parfois d’un sentiment de privation de ses droits et de sa capacité à décider pour soi. Enfermement dans une pathologie, les troubles associés ou le handicap. Sentiment d’être réduit à cela et non plus à soi, en tant d’individu unique et en capacité. Le jardin face à cela peut devenir le lieu d’expression : des désirs. Ex : désir d’être seul (e) ou accompagné (e), de s’isoler un instant ou à l’inverse de trouver des connexions différentes avec autrui. de sa créativité, de son imaginaire. Ex: en participant à la conception d’un massif, d’un bouquet, par le landart, par la création d’astuces, d’outils adaptés à soi et à ce que l’on souhaite faire en autonomie au jardin ou tout simplement en rêvant assis sur un banc… de sa capacité à décider pour soi et à participer soi même à sa santé. de ses émotions positives comme négatives. Avoir le jardin comme lieu d’expression, peut être envisagé bien entendu, pour jardiniers patients, mais aussi pour tout aidant. Lui même enclin à divers sentiments, émotions, induits par le handicap, la pathologie de son proche et le rôle imprévu d’aidant qui lui incombe. Comme on ne choisi pas d’être malade, on choisi pas la responsabilité d’aidant, excepté pour les professionnels de soins. Ça nous tombe dessus comme un coup de massue. Partage A vous la parole J’ai bien conscience que ce thème d’expression au et par le jardin est bien plus large que cela. Comme à chaque fois, ma volonté est d’amener à la réflexion, au questionnement, aux échanges. J’aimerais, que si vous êtes vous même atteint d’une quelconque maladie, ou handicap, avez traversé ou êtes en train de traverser des difficultés de santé, puissiez vous exprimer sur ce sujet. Dites nous, ce que vous ressentez et comment le jardin vous aide à exprimer ce que vous ressentez. Aidants naturels et aidants professionnels, sentez vous libres également de nous faire par de votre expérience. Considérez cet espace de commentaires comme un nouveau lieu d’expression. Au plaisir de vous lire. Version anglaise Retrouvez la version en anglais de cet article : The therapeutic garden, a place of expression ​Merci d’avoir lu cet article​En complément vous êtes libre de recevoir mon bonus gratuit : ​ »Comment créer un jardin thérapeutique à moindre coût ? »dans lequel je partage 5 pistes pour:-   augmenter vos chances de trouver des aides- optimiser vos ressources SUBSCRIBE Je partage           

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Quand les jardins de soins surfent sur la vague

Positionnement des professionnels. Doit-on surfer sur la vague ou non ? Interrogation aujourd’hui, suite à plusieurs échanges entre professionnels du secteur des jardins de soins. Nombreux sont celles et ceux à être durant les périodes électorales sollicités par les politiques. Peu importe les partis. Avoir des porteurs de projets, une association à but non lucratif, des acteurs de terrain qui prônent le lien entre le végétal et l’humain, est souvent bienvenu et surtout bien vu par les citoyens. Quel positionnement les professionnels ou acteurs du domaine de jardins de soins doivent alors adopter  face aux propositions alléchantes qui émergent de partout ? Il est tellement difficile habituellement de trouver de réels soutiens et pas simplement moraux, mais avant tout financiers, lorsque l’on tente de faire bouger les choses, faire avancer le schmilblick par des projets de création de jardin, de recherche, de vulgarisation auprès du grand public… Doit on voir durant les temps des pré-élections, une opportunité et foncer tête baissée dans l’espoir de faire naitre des projets pour lesquels nous croyons réellement en leur utilité, légitimité, oserai je même dire leur impériosité à être ? Cela me rappelle une conversation avec un chercheur, qui me disais : « on ne fait plus les recherches en fonction des réels besoins mais l’on va où il y a un financement. » Pour ce faire, celui ci et bon nombre de ses confrères, qui ont un objectif clair de recherche, connaissant la pertinence de leur entreprise, préfèrent partir aux États Unis. Là bas, les financements se font à l’inverse. Les professionnels connaissent leur travail, les besoins et on leur finance. Ce ne devrait pas être un processus inversé. Les chercheurs ne devraient pas chercher en fonction de ce que les hautes sphères, mécènes, lobbies, souhaitent financer. Si une personne souhaite malgré tout poursuivre ses recherches, son projet, elle devra courir après les financeurs. Est ce bien la place de nos chercheurs ? Cela vaut il aujourd’hui de même pour le secteur des jardins de soins ? Un réseau de professionnels, d’experts, de personnes de terrain existe aujourd’hui. Au fil des années, ce réseau s’organise comme le prouve la création de la Fédération Française Jardins Nature et Santé. Ces professionnels connaissent les besoins et sont régulièrement sollicités afin de venir en aide à des porteurs de projet. Le hic, peu de reconnaissance et très très peu de soutien financier. J’aide personnellement des porteurs de projets à trouver des fonds, afin de faire naitre des jardins. C’est un véritable parcours du combattant. Tout le monde veut aujourd’hui agir pour la planète, pour la santé des personnes mais pourquoi est-ce aussi compliqué alors de trouver du soutien en dehors de la période pré-électorale ? Certains surferont sur la vague en y voyant une opportunité peut être fugace, mais une opportunité malgré tout de pouvoir mettre en place un projet jardin de soin dans un établissement, de financer pour un an des séances d’hortithérapie dans un établissement de soins… soit. Est ce que cela sert notre cause ? Je n’en sais rien. Je m’interroge simplement. C’est toujours ça de pris finalement…! Non ? L’essai peut être transformé malgré tout, si les promesses sont tenues des deux côtés et si la communication sur le sens et l’utilité de la démarche est bien intégrée par le financeur. Il n’en reste pas moins que cela reste un réel travail pour ceux qui souhaitent reconnaitre les jardin de soins, comme utilité publique de santé, dans la lignée du droit à la nature. Dénaturer l’original Plus largement, mais qui revient au même selon moi : Doit on surfer sur la vague des modes ? Aujourd’hui les jardins urbains sont en plein boom et c’est une très bonne chose. Je ne conteste pas le bien fondé de cela, bien au contraire. Mon interrogation porte plutôt sur la pertinence de procéder à un glissement du terme de jardin de soins vers jardin urbain ? Et pourquoi devrions nous le faire ? Pour obtenir encore un fois plus de facilité de financement ? Pour trouver des appuis politiques ? Pour être dans le coup ? Là encore, je me demande si agir de la sorte sert ou dessert la cause des jardins de soins ? Un jardin de soins peut être dans un milieu urbain, mais possède cependant des caractéristiques, qui lui sont propres et ne peut être mis au même niveau qu’un jardin de quartier ! Il y a derrière un jardin de soin certes une recherche de bien-être, mais à ce rythme là, nous pouvons intégrer chaque lopin de terre, chaque espace vert comme thérapeutique !! Le bien-être fait partie de la thérapie mais la thérapie ne se limite pas au bien être. Le jardin urbain a des propriétés thérapeutiques en ce qu’il a de pouvoir reconnecter l’humain à sa vraie nature cependant cela n’en fait pas pour autant un jardin thérapeutique. Un jardin thérapeutique est conçu dans un but et de manière totalement appropriés à un public donné, à des besoins en soins précis. Conception spécifique, aménagement spécifique, public spécifique et surtout accompagnement spécifique. Toutes ces spécificités ne peuvent être selon moi ramenées au titre de jardin urbain ou de bien-être sous prétexte de facilité du moment à être financé, écouté. La visibilité et la crédibilité qui doit être apportées au secteur du jardin de soins doivent s’obtenir de manière plus authentique, moins langue de bois et avec du travail, des échanges et des réflexions. Passer à l’action, en gardant ce pourquoi nous sommes là depuis le début, sans vendre son âme à celle ou celui qui aura le plus gros portefeuille, voilà sans doute ce qui finalement servirait davantage la cause de celles et ceux, qui croient réellement en la capacité d’aide à la thérapie des jardins de soins. Vous faites quoi comme jardin ? Euuuuh ce que vous voulez, c’est vous qui financez. Réagissez / Partagez / Commentez Je prends conscience que cet article fera un peu « pavé dans la mare« . J’attends avec impatience vos retours, votre regard là dessus. Qui que vous soyez : patients famille directrices/eurs d’établissement politique professionnel du vert ou de santé financeurs… Cet article est UN point de vue, attendant DES points vues pour alimenter la réflexion commune. A bon entendeur, n’hésitez pas à commenter dans l’espace commentaires du blog, en dessous de l’article. ​Merci d’avoir lu cet article​En complément vous êtes libre de recevoir mon bonus gratuit : ​ »Comment créer un jardin thérapeutique à moindre coût ? »dans lequel je partage 5 pistes pour:-   augmenter vos chances de trouver des aides- optimiser vos ressources SUBSCRIBE Je partage           

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Nature soignante : risques psycho-sociaux et jardin

Etat des lieux L’hôpital brûle et ses salariés avec. En 2014, nous étions près de 3 millions au bord du burn out selon une étude de Technologia. Dans la même année, la France est sur la première place des suicides en Europe avec près de 10 000 décès. Point de départ du terme Burn out : les professions médicales et paramédicales. Quelques années plus tard, on ne parle plus de burn out officiellement, mais de syndrome d’épuisement professionnel ou de risques psycho sociaux. Plus frenchy, plus lisse, plus englobant mais le fond reste le même. Les professions les plus touchées seraient celles qui relèvent de « l’aide aux autres« , mais le burn out gagne du terrain ainsi, agriculteurs, dirigeants d’entreprises, chef de service, cadre et ouvrier n’échappe plus à la règle. En août 2015, avec le Loi Rebsamen, on ne reconnait pas le burn out comme tel véritablement, mais comme la possibilité, de certaines pathologies psychiques, à être d’origine professionnelle ! Un début de reconnaissance ? Fin mai 2019, dans la Onzième Révision de la Classification internationale des maladies (CIM-11), le burn-out, ou épuisement professionnel, est considéré comme un phénomène lié au travail. Il n’est pas classé parmi les maladies. Prouver son burn out Prouver le lien de cause à effet pour celle ou celui qui en souffre, est un véritable calvaire. D’ailleurs, peut on vraiment trouver l’énergie pour cela, dans ces moments là ? Résultat : beaucoup de personnes reste dans un état de souffrance dans leur travail. Cela impacte tout leur quotidien, que ce soit de l’ordre professionnel ou personnel. Selon un rapport de 2017,de l’Agence Nationale de la Sécuité du Médicament (ANSM), la France se situe derrière l’Espagne, au 2ème  rang de la consommation des benzodiazépines en Europe. Un espoir pourtant car le pays connait  la plus forte diminution entre 2012 et 2015. Aurions nous trouvé des solutions alternatives ? A présent que nous savons tout cela, que faire ? Et comment la Nature, le jardin peut apporter sa pierre dans l’édifice de reconstruction, des individus ? De la nécessité de prendre soin Comment prendre soin d’autrui, si on est soi même en souffrance, en attente d’aide ?  Comment redonner du souffle en étant soi même à bout de souffle ? Comment mettre du sens dans nos professions en étant soi même en quête de sens ? Comment prendre soin de la vie, alors que l’on a le sentiment de passer à côté de la sienne ? Aidants naturels Pendant plusieurs années, j’ai reçu des aidants familiaux à bout, épuisés, ne sachant plus comment faire, comment aider d’avantage son proche malade. Mon conseil a toujours été le même : « Prenez soin de vous. Prenez du temps pour vous. Entourez vous. Sortez. En somme, redevenez un tant soi peu égoïste, afin d’être au mieux de votre forme pour à votre tour, aider. » Pas facile à entendre, surtout lorsque le sentiment de culpabilité vient se rajouter à tout cela. Aidants professionnels Côté soignants, c’est autre chose. Tout d’abord contrairement aux familles qui ont des proches malades, ils peuvent plus « facilement » s’extraire de la souffrance des personnes qu’ils prennent en charge. Quoique … Lors des mes études d’infirmière j’ai été totalement chamboulée lorsque l’on m’a dit pour la première fois, de prendre du recul sur mon travail, de mettre surtout de la distance avec les patients, les proches, de faire mes heures et d’oublier une fois mon service terminé. Comment oublier ? Une vie professionnelle ne se limite donc qu’à 35H par semaine ? Ai je choisi ce métier pour simplement le salaire ? Euhhhh non, pas le salaire. Comment prendre soin sans empathie ? Les années ont passé et il m’est avis qu’il s’agissait déjà là d’une manière de dire « attention profession en danger« . « Si tu ne te protèges pas mentalement,tu tomberas ». Petite parenthèse, début des années 2000, les élèves de ma promos savaient que la moyenne de vie d’une infirmière en tant que telle, était de 7 ans. J’ai exercé personnellement pendant 10 ans. Où en somme nous aujourd’hui ?  Dernièrement un psychiatre me disait à quel point les équipes étaient à bout de souffle. Ces mêmes équipes, lui ont avoué combien le jardin de soins de l’établissement était pour elles, une « véritable bouffée d’air« . Le jardin serait il un moyen de prendre soin des professionnels ? De la nécessité d’un jardin Bien plus qu’un embellissement, la création d’un jardin dans un hôpital, une entreprise, un foyer de vie, une maison de retraite… le jardin est utile en matière de prévention des risques d’épuisement, mais aussi en terme de restauration des ses capacités à prendre soin. Dans l’étude de Makayla Cordoza, élève du célèbre Roger Ulrich, datant de novembre 2018, il a été démontré à quel point le simple fait de pouvoir prendre une pause à l’extérieur, au jardin, pour les soignants, étaient bénéfique et comment cela diminuait les risques d’épuisement professionnel. Une pause extérieure dans un écrin de verdure restaure. Se ressourcer le temps d’une pause nature Ensuite, il nous faut encore voir si le jardin peut remettre du sens dans les pratiques ! Eh bien pour l’avoir pratiquer, chaque semaine, pendant plusieurs années, je peux vous assurer que d’être au jardin, en faire un outil à la prise en soin, aide bien en ce sens. Loin du rythme effréné des services, de la succession des tâches, de la planification de chaque instant de la journée, le jardin offre la possibilité de retrouver un peu de spontanéité, de calme et de partage. Dans cette ambiance plus sereine, l’aidant soignant est plus enclin à l’observation attentive, à l’écoute active auprès de ceux qu’il aide. N’est ce pas là un début de réappropriation de sens dans sa profession ? Amour du métier Le temps se disloque redonnant la sensation de prendre son temps, d’être « plus » soignant que maltraitant, de mieux faire son travail, de retrouver une qualité de soin qu’on n’espérait plus. Le jardin, redonne espoir en nos idéaux de soignants, en notre capacité à exercer correctement le métier que nous avons choisi. Obtenir plus en agissant autrement Enfin, le jardin se plaçant comme tiers soignant, il permet d’atteindre plus facilement et de manière plus agréables des objectifs thérapeutiques, rendus complexes voire inatteignables à l’intérieur. Tous ceux qui ont animé des ateliers au jardin de soins peuvent en témoigner. Lequel d’entre eux, n’a pas observé des postures empruntées par un patient au jardin, que l’on tentait désespérément de lui faire réaliser en salle, avec un collègue kiné ou psychomotricien ? Qui n’a pas observé, le pouvoir libérateur d’être au jardin, sur la parole ? Entre 4 murs, dans un bureau, se livrer est de suite plus compliqué, et pourtant tellement simple une fois au dehors. Le jardin est donc lieu de ressource pour tous les professionnels et prévient des risques psycho sociaux. Il permet à chacun de se restaurer et remet du sens dans nos pratiques. Il est un formidable et indispensable complément à la thérapie institutionnelle. Pourquoi alors s’en priver ? Pourquoi si peu d’établissement en possède un et l’utilise comme outil de prévention et d’aide à la thérapie ?  POURQUOI ? « green » nurse Pour aller plus loin Site de l’Association France Burn Out : première association française d’aide aux victimes du burn out. Rapport d’avril 2017 de l’ANSM sur la consommation des benzodiazépine en France. Je télécharge le rapport Interagissez ! Laissez vos commentaires sous l’article du blog. Partagez afin d’amener à la prise de conscience et à la réflexion collective. D’avance, merci. ​Merci d’avoir lu cet article​En complément vous êtes libre de recevoir mon bonus gratuit : ​ »Comment créer un jardin thérapeutique à moindre coût ? »dans lequel je partage 5 pistes pour:-   augmenter vos chances de trouver des aides- optimiser vos ressources SUBSCRIBE Je partage           

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Un jardin en pédiatrie. Quels impacts au quotidien et pour l’avenir ?

Le jardin thérapeutique ne se limite pas à un public adulte et encore moins, aux personnes agées, en EHPAD. Les jardins de soins ont également un rôle à jouer dans la prise en soins des « patients enfants« , un jardin en pédiatrie. Qu’il s’agisse d’une atteinte temporaire de sa santé, ou d’une pathologie chronique, le jardin impactera positivement l’avenir de ces enfants, qui auront pu en bénéficier durant leur hospitalisation. Impacts donc, sur leur quotidien et sur l’avenir. Elan naturel de l’Homme L’Homme possède par nature un élan pour la vie. Plus nous sommes jeunes, plus cet élan reste intact. Avec le temps, il risque fortement de se détériorer par les conditionnements des sociétés dans lesquelles nous vivons. Qui ne le cultive pas, perd son âme d’enfant et indirectement cet élan naturel pour la vie. Nous sommes tous biophiles par nature, ce qui fait que, se couper de la Nature, de l’extérieur verdoyant, c’est se priver de notre propre nature, de ce qui nous compose. Se couper de soi. Un enfant a donc par essence, toute nécessité à rester connecté au vivant et cela quelque soit son état de santé. Lorsque l’enfant se retrouve hospitalisé pour un court, moyen ou long terme, il est privé de son état de nature. Ce qui nous conduit d’ailleurs aujourd’hui à parler de « Droits à la Nature » pour tous. Implanter un jardin de soins, des espaces extérieurs à dominante végétale, c’est lui apporter sa « dose » de vivant, nécessaire à sa santé, son bien-être et à son développement. L’en priver aurait des effets, à l’inverse, totalement délétères pour lui. Le développement par les sens Par le jardin l’enfant développe certes ses capacités psychomotrices mais également psychosensorielles. Plonger dans un environnement aseptisé et « lisse », H24, 7 jours / 7 cela devient extrêmement plus complexe voire quasi impossible. Dehors, l’enfant retrouve son instinct naturel reçoit tous les stimuli sensoriels dont il a besoin pour développer son intelligence et ses capacités. Retrouvant une certaine liberté, il s’exerce aux choix.  Teste les matières, les odeurs, les textures… Il libère son imaginaire et donc sa capacité créatrice. Imaginaire, créativité, rêveries, autant d’éléments salutaires pour l’enfant. S’extraire du quotidien Plonger le temps d’une sortie, d’un séance au jardin, d’une balade, dans cet univers envoûtant permet de s’extraire du quotidien actuel empreint de stress, d’angoisses, de peur, d’incompréhension et parfois de colère. Si l’enfant ne perçoit pas tout, il a néanmoins la capacité à ressentir les angoisses, peurs de son environnement direct. Sortir, prendre l’air, se reconnecter à un environnement calme et serein. Le jardin est un moyen d’apaiser le mental face aux questionnements multiples, aux incertitudes et à l’inconnu, auxquels doit faire face l’enfant. Si la Nature ne réponds pas à toutes les questions elle a la capacité de calmer les coeurs et de trouver en soi, déjà un début de réponse. S’extraire du quotidien, du rythme, du bruit du service. Retrouver les « vrais » bruits de la vie et non celui des chariots, des ordinateurs, des pompes à morphine et autres. Changer de fréquence. Qu’on le veuille ou non ce milieu reste une agression pour le psychisme de l’individu. S’en extraire régulièrement, permet de tenir le cap face aux épreuves, soumises aux enfants, de mieux résister au stress. S’échapper d’un quotidien dénaturé Maintient du tissu familial Comment ne pas se perdre dans de telles conditions ? Les liens familiaux sont fortement impactés, la cellule familiale explose et voit tous ses repères voler en éclats. La maladie phagocyte tout le reste alors que tous réclame un retour à un état plus stable, normal, proche de ce qu’ils connaissaient auparavant.  Comment se retrouver ? Comment mettre au placard la maladie et ses répercussions ne serait ce qu’un instant ? Aujourd’hui les aidants sont de plus en plus pris en considération dans la démarche de prise en soins. Le nombres de maison des parents témoigne de cette volonté de maintenir le tissu familial. Offrir un espace dépourvu d’éléments techniques, rappelant l’univers médical, permet aux enfants comme aux parents de se retrouver de nouveau, dans une certaine « normalité« . Normalité, quotidien d’avant, qui réconforte chacune des parties. Oublier le temps d’un jeu, d’une lecture au jardin, d’une balade… Se projeter dans un avenir peut être meilleur, juste un instant. Restauration de soi Plusieurs études ont montré que l’immersion dans la nature ou qu’une simple vue de celle ci pouvaient impacter positivement sur la rapidité de restauration d’un individu. Il se remet plus vite et mieux ! Être au contact du vivant, stimule les défenses immunitaires, les renforce mais persiste dans le temps à condition d’y retourner régulièrement. Limiter le contact de l’enfant à une sortie par semaine, est insuffisant. Des contraintes organisationnelles, liées au service, sont à prendre en considération. Mettre un jardin à proximité et en accès libre depuis chaque service, pour les enfants ou leurs proches est un moyen de pallier aux difficultés internes de l’hôpital. Travailler ne serait ce tout bonnement, sur l’architecture des bâtiments et ses vues sur l’extérieur comme le fait depuis de nombreuses années, Roger Ulrich est également un premier pas significatif vers le pouvoir restaurateur et structurant de la Nature sur les enfants hospitalisés. Enfant d’aujourd’hui, Homme de demain Faire un jardin, est un acte d’engagement selon moi, qui dépasse de loin le cadre de la santé. C’est montrer la direction que l’on souhaite pour demain. Y inclure les générations à venir renforce d’autant plus cela. En 2008 un équipe de chercheurs à montrer que l’attachement que nous pouvions avoir à la Nature durant notre enfance, influençait de manière significative notre comportement futur envers la planète. Les arguments vus précédemment peuvent en grande partie être transposés à tous les stades de la vie, cependant il s’agit dans le cas des enfants, d’êtres en devenir pour lesquels, chaque émotion, expérience, forgera profondément l’individu de demain. Offrir un jardin de soins aux enfants hospitalisés, c’est se donner toutes les chances de voir un jour des espaces de soins bien plus verts et bien plus adaptés à l’humain. Pour aller plus loin Les recherches et documents ne manquent pas. Arbitrairement je vous en propose trois : un PDF, un livre et un site internet d’un spécialiste. Can Nature Make Us More Caring ? Effects of Immersion in Nature on Intrinsic Aspirations and Generosity (La nature peut-elle nous rendre plus attentifs ? Les effets de l’immersion dans la nature sur les aspirations et la générosité intrinsèques) Biophilie, d’Edward O Wilson, traduit en français par G.Villeneuve. Site de Richard Louv, auteur de Last child in the woods Réagissez / Partagez N’hésitez pas à réagir à cet article dans les commentaires afin de lui donner plus d’impact ! Le partage est une force qu’il est bon de faire circuler. ​Merci d’avoir lu cet article​En complément vous êtes libre de recevoir mon bonus gratuit : ​ »Comment créer un jardin thérapeutique à moindre coût ? »dans lequel je partage 5 pistes pour:-   augmenter vos chances de trouver des aides- optimiser vos ressources SUBSCRIBE Je partage           

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Jardin thérapeutique : analyse de l’existant

Dans le livre sur lequel je travaille actuellement sur les jardins de soins, je consacre une partie sur le travail de conception. Comme pour la recherche de fonds et l’animation du jardin de soins, j’amène mes lecteurs à se questionner. La conception n’échappe donc pas à la règle. J’observe donc je pense Etre attentif à ce qui est déjà en place. Dans ce travail de réflexion autour de la conception d’un projet jardin de soins, une importante étape est fortement souhaitable : celle de l’analyse de l’existant. Faire avec et non pas systématiquement contre, paraît coller avec la philosophie des jardins de soins, non ?  Pour ce faire, composer avec ce qui existe déjà, semble immanquablement cohérent. Observer quoi ? pourrions nous nous demander. Voici une liste de quelques points que je détaille dans mon livre : Observons : Les habitudes des futurs bénéficiaires du jardin Ce qui pousse au jardin : végétaux déjà en place et plantes sauvages Le cheminements des eaux (de pluie, usées et temps de ressuyage après les fortes pluies) La terre (granulométrie, composition, PH…) Les ombres et lumières de l’espace choisit Les vents dominants Les points faibles et les points forts du paysage environnant Les vues (internes et externes) Les accès Les ressources locales Retrouver son âme d’enfant. Soyons curieux, attentifs et enthousiastes. Pourquoi ? La raison principale qui amène à nous questionner sur ce type d’observation de l’existant, est avant tout  d’éviter certains écueils dans la conception de projet jardin thérapeutique. Bien d’autres éléments rentreront en considération certes, mais cela constitue néanmoins une bonne base. Autres avantages à cette observation : gagner du temps in fine, de l’énergie et de l’argent. Cela évite de se retrouver avec une zone du jardin qui ne fonctionne pas comme nous l’aurions souhaité. De devoir repenser l’aménagement de départ. Certes, la peur n’évite pas le danger. Parfois nous  pouvons prendre autant de précautions que possible pour malgré tout remarquer un dysfonctionnement sur une partie du jardin.  Mais en construisant un projet sur un socle solide d’observations nous nous libérerons à coup sûr bien des ennuis inutiles par la suite. Comme j’aime à le dire, le temps est nécessaire et bénéfique pour réaliser un projet de jardin de soins abouti. Ce n’est pas le gaspiller que de l’utiliser pour une observation sérieuse indispensable à une conception adaptée. Mettez donc ce temps à profit et observons ! Votre expérience Faites nous part de vos expériences ! Qu’avez vous observé ou non, qui a, ou aurait, été utile lorsque vous avez conçu votre jardin thérapeutique ? N’hésitez pas à laisser un commentaire en dessous. Pour aller plus loin Article : Montage de projet ​Merci d’avoir lu cet article​En complément vous êtes libre de recevoir mon bonus gratuit : ​ »Comment créer un jardin thérapeutique à moindre coût ? »dans lequel je partage 5 pistes pour:-   augmenter vos chances de trouver des aides- optimiser vos ressources SUBSCRIBE Je partage           

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Jardin thérapeutique ? Ah… un jardin de plantes médicinales !

A force de répondre à ce type de phrase, où jardin de soins est amalgamé au jardin de plantes médicinales, je me suis dit qu’un petit mot là dessus, serait le bienvenu. Certes, un jardin de soins peut avoir, et c’est d’ailleurs bien souvent le cas, des plantes médicinales en son sein. Comme il a aussi, des plantes aromatiques d’ailleurs ! Toutes ses plantes sont très appréciées pour des jardins de soins, mais cela n’est pas l’essence même, la philosophie du jardin en lui même. De ce fait il faut donc arrêter de le réduire constamment à cela. Un jardin de soins, ou thérapeutique comme vous souhaitez, est bien plus que les plantes qui le composent. C’est un espace pensé et par la même adapté à un public spécifique donné. Vous allez me dire que cela est le commun de tout jardin !! Oui. Mais cela ne s’arrête pas là. Derrière l’élaboration de cet espace de vie, des objectifs thérapeutiques viennent s’y adjoindre. Enfin, un accompagnement, de professionnel, est fortement recommandé, du moins lors de séances planifiées au jardin, afin d’en évaluer avec le bénéficiaire, le ou les impacts positifs sur la santé, le mieux être du visiteur. Ce jardin peut posséder une partie favorisant la contemplation. Il pourrait même ce contenter de cela selon certains, mais ce serait se priver d’une partie significative des bénéfices liés à l’interaction entre l’individu Homme et l’individu végétal. Jeune ou vieux nous sommes tous intrinsèquement liés au monde des plantes, du Vivant. C’est donc en toute logique que nous trouvons apaisement et ressources en prenant soin des plantes. Pour résumé : Un jardin de soins est de soins : s’il est composé principalement de végétaux et autres éléments vivants. S’il a été pensé et conçu en fonction des besoins et spécificités d’un public donné s’il est inclus à la thérapie si des séances encadrées par un professionnel des soins ou des jardins thérapeutiques ont lieu dans cet espace de manière régulière si l’Humain et les plantes y sont respectés. Attention ! Il ne s’agit pas d’un buffet au choix ici !!! Nous ne sommes pas chez Mc Crado. Certes vous venez comme vous êtes, mais on ne peut considérer un jardin de soins comme thérapeutique, si TOUS ces items ne sont pas remplis. Et les plantes médicinales alors ? Inclure une tisane dans les rituels d’une séance au jardin. Mmmm… quel réconfort. Biensûr, n’oublions pas ces belles plantes ! Elles sont véritablement appréciées notamment pour les décoctions et infusions au jardin. Leur présence prend totalement sens dans un tel jardin mais limiter le choix des plantes à celles ci, seraient bien trop restrictif. Ça serait trop triste ! Si le cœur vous en dit nous reparlerons du choix des plantes au jardin de soins ? Tant qu’on y est … Dites mois quels sont vos plantes médicinales favorites et l’usage que vous en faites, dans les commentaires ? ​Merci d’avoir lu cet article​En complément vous êtes libre de recevoir mon bonus gratuit : ​ »Comment créer un jardin thérapeutique à moindre coût ? »dans lequel je partage 5 pistes pour:-   augmenter vos chances de trouver des aides- optimiser vos ressources SUBSCRIBE Je partage           

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Jardin de soins : Montage de projet. De qui s’entourer ?

Ça y est ! Vous avez enfin l’accord de vos supérieurs. Vous allez pouvoir créer un jardin thérapeutique dans votre service, établissement, commune, entreprise… Super ! Bravo à vous. Et maintenant par quel bout allez vous commencer ? « Un paysagiste ? Un architecte ? Oui mais au fond est ce que j’ai un budget ? De combien est il ? Est ce que je vais avoir suffisamment pour payer des professionnels ? » Pour les plus téméraires : « Ohhhhh, on va bien se débrouiller tout seuls hein, et puis on a des services techniques ! » Certes  on peut faire beaucoup de choses dans ce type de projet, seuls, ou tout du moins, en équipe interne. Le système D et le réseau sont à privilégier sans aucun doute, cependant à vouloir trop y gagner on fini par y perdre.  Cet article a été motivé par des échanges avec des clients à moi, qui m’ont sollicité pour les aider à trouver des fonds pour leur projet. Lors de nos échanges, j’ai senti à quel point il était important d’être aiguillé dans ce genre de projet de jardin thérapeutique. En les questionnant, je me suis vite rendu compte que plusieurs points ne collaient pas et qu’ils avaient manifestement manqué d’informations, d’aide avant de se lancer. Ils ont eux mêmes reconnus avoir agi sans véritablement connaître le domaine des jardins de soins. Ils ignoraient dans quel ordre accomplir les différentes étapes, ce qui devait être priorisé, ce sur quoi il pouvait y avoir de la souplesse ou à l’inverse, là où ils devaient rester droit dans leurs bottes afin de ne pas dénaturer l’essence même de leur projet. Faut il un paysagiste ? Oui et non. Faut il un architecte ? Peut être. Faut il un budget ? immanquablement. Peut on faire soi même ? En partie. Mais alors quel est le vrai problème dans tout cela ? Pourquoi je me retrouve avec des porteurs de projets perdus, dépensant des sommes colossales parfois, où au contraire réalisant un projet fait de bric et de broc mais qui ne correspond en rien à un jardin de soins ?  En vérité, je pense que ce dont on le plus besoin les porteurs de projet, ce sont de personnes qualifiées qui les guident pas à pas : de l’envie à la réalisation, voir à l’animation de leur jardin. Mais alors c’est quoi le hic ? Le vrai hic c’est que l’offre ne correspond pas à la demande. Pourquoi ? 1) Il n’existe pas en France de formation longue diplômante dans le secteur des jardins de soins. Vous trouverez plusieurs formations mais qui ne font pas d’une personne, un expert. 2) Du coup, des professionnels du paysage, il y en a beaucoup mais beaucoup moins avec une réelle expertise dans le domaine et surtout, SURTOUT : travailler sur ce type de projet demande énormément de temps, d’échanges, de présence terrain, de réunions d’équipe. Autrement dit, beaucoup de temps, qui en toute logique pèse lourdement sur la facture finale. 3) Les porteurs de projets n’ont généralement qu’un budget limité, voire, très TRES limité (si ce n’est, inexistant, au départ). Pour ceux qui ont la chance d’avoir un budget conséquent, il y a de fortes chances pour que l’on se retrouve avec des jardins plus minéraux, que composés réellement de végétaux. Ou encore qu’il y ait une somme d’argent dépensée dans, ce que je qualifierais, de « gadgets ». Le monde va ainsi. Quand vous avez de l’argent, on a tendance à le dépenser bien souvent dans des conneries ! On se projette un peu soi-même et perdons vite la réalité de ce qui est demandé. On recherche un jardin de vie, de soins, une aide à la prise en soins ! Pas le jardin rêvé ou fantasmé, de X ou Y.  Combien de projets j’ai vu passer, magnifiques mais totalement inappropriés !!! Avec des budgets annoncés phénoménaux ! Résultats des courses : Au choix : Avec le prix d’un jardin vous auriez pu en faire dix tout aussi efficaces. Vous avez un beau jardin, mais qui n’est pas un jardin de soins. Alors on fait quoi ? Côté porteurs de projet : On se renseigne ! Allez trouver les bons interlocuteurs. On est peu nombreux mais le réseau jardins de soins existe malgré tout. On va voir chez le voisin ! Aller à la rencontre de personnes qui sont ou sont déjà passées par là. Ceux qui ont un jardin de soins qui fonctionne. Même ceux pour qui cela a été un flop, peut être intéressant car cela vous évitera bien des erreurs ! On se forme ! Même si vous n’allez pas devenir un expert, il est bon de savoir de quoi on parle, histoire de ne pas se lancer dans une aventure, qui au final ne nous correspond pas. Prévenir vaut mieux que guérir. Il vaut mieux payer ou faire financer de la formation sur ce qu’est, un jardin de soins, avant de se lancer tête baissée dans un projet qui risque de ne pas aboutir. S’assurer que vous n’êtes pas seul ! Un directeur sans le soutien de ses salariés dans une telle aventure va bien bien ramer pour la mise en place du projet et pour le faire pérenniser. Et une équipe seule, sans l’adhésion de sa hiérarchie va également rapidement s’essouffler à tenter de convaincre du bien fondé des investissements à venir. Hiérarchisez vos besoins d’aides ! Je le répète, monter ce type de projet doit être un travail d’équipe. Plusieurs professionnels pourront vous aider mais sans doute pas tous au même moment. Chacun peut également intervenir plusieurs fois sur des moments précis. Vous limiterez les coûts de la sorte. Faites vous conseiller ! Le coût d’un consultant vaut bien moins cher très souvent que de devoir rattraper des erreurs tout à fait entendables mais évitables par quelques échanges avec un expert. Une tarification au forfait vous évitera également d’avoir des surcoûts imprévus et forts désagréables. Faites simple ! Vaut mieux un petit jardin qui fonctionne, plutôt qu’un grand espace ingérable. Vous pouvez faire du beau, du pratique, du confort même sur de petite surface. Côté pros : On a du boulot sur la planche ! Quand je vois tout ce qu’il reste à faire, j’en ai le tournis. Que ce soit dans les formations qualifiantes, les offres de services, les outils, les évaluations, l’information, la vulgarisation… On arrête de faire chambre à part. Ce n’est pas les paysagistes, contre les architectes, les concepteurs contre les soignants et vice versa… Tous ensemble on avance bien mieux. On rattrape le retard. Beaucoup de petites initiatives sont en oeuvre sur l’hexagone mais nous sommes très loin de pays comme la Suède, les Etats Unis, les Danois, les Japonnais… Et si ce rattrapage passait tout simplement par l’innovation ? La communication ? La coordination ? Y a t’il encore de l’espoir ? S’il y a bien quelqu’un qui n’est pas défaitiste, c’est moi. Tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir, non ? Il y a de plus en plus de mouvements dans le domaine des jardins de soins, et les initiatives sont de plus en plus nombreuses et prometteuses. Les offres de formations évoluent avec notamment avec un premier programme diplômant qui devrait voir le jour. Une fédération a été créer afin de regrouper les professionnels du secteur, d’amener une certaine cohésion nationale et surtout de faire connaître d’avantage l’hortithérapie. Le réseau de professionnel ou d’experts est certes limité mais il existe bel et bien. Où trouver de l’aide ? sur le net même si l’offre est très limitée sur le site de la Fédération Française Jardins Nature et Santé (un annuaire de professionnels sera bientôt mise en ligne dessus) en me contactant Trouvez la bonne personne Je souhaite avoir de l’aide pour notre projet. Cliquez ici ​Merci d’avoir lu cet article​En complément vous êtes libre de recevoir mon bonus gratuit : ​ »Comment créer un jardin thérapeutique à moindre coût ? »dans lequel je partage 5 pistes pour:-   augmenter vos chances de trouver des aides- optimiser vos ressources SUBSCRIBE Je partage           

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Jardin de soins : un jardin comme les autres ?

Oui Que l’on parle de jardin de soins ou thérapeutique, cela n’en reste pas moins un jardin. On peut donc lui attribuer d’emblée toutes les vertus inhérentes aux bienfaits de l’immersion de l’Homme dans un espace « naturel ». Que ce jardin soit tout simplement orienté sur la contemplation, la méditation, la pleine conscience ou sur des activités plus mobilisatrices physiquement comme des séances de jardinage, vous retrouverez tout cela au jardin de soins également. Enfin petit détails lorsque l’on arrive dans un espace jardin dédié aux soins, nous ne devrions pas avoir le sentiment qu’il s’agit d’un jardin spécifique, et pourtant ! Les apparences sont trompeuses et dans le cas présent, c’est plutôt une bonne chose. Ne pas pouvoir étiqueter en un coup d’œil cet espace comme étant rattaché à un quelconque handicap, qu’il soit psychique ou physique, facilite les interactions spontanées entre individus et évite toute stigmatisation rattachée aux diverses pathologies. Pourquoi appeler cela un jardin thérapeutique alors, s’il n’apporte ni plus ni moins que ce que l’on retrouve dans les parcs et jardins publics ou les forêts environnantes ? Et bien justement, il y a bien plus dans un jardin de soins… Non « p’tete’ ben qu’oui, p’tete ben qu’non » Vous allez penser que je vous fait une réponse à la Normande ! Eh bien tout juste. J’adore faire des métaphores, donner des exemples pour illustrer mes propos… Cet article n’y coupera pas. Pensez au ménage. Oui le ménage domestique, les carreaux par exemple ou tout simplement le rangement des chaussures. Lorsque les vitres de votre logement sont faites, bien propres ou si vos chaussures dans l’entrée sont bien rangées dans le placard, personne n’en fera état ? Maintenant imaginez que vous laissiez vos fenêtres sales, vos souliers trainer dans le passage. Vous y êtes ? Pensez vous que les personnes qui rentreront, ignoreront de la même manière vos chaussures, vos vitres ? Vos proches risqueront peut être même, de vous faire une petite réflexion ! Mais où elle nous emmène avec son exemple ? Quel rapport avec les jardins de soins voyons !! J’y viens. Comme pour le ménage où le rangement, ce n’est pas parce que ça ne se voit pas, que rien n’a été fait. A l’inverse, ce n’est parce que ça se voit que la chose, tâche, élément prend plus de sens. Pour un jardin c’est la même chose. Lorsque vous entrez dans un jardin vous ne devriez pas, rien qu’en parcourant du regard l’espace, vous dire, qu’il s’agit bel et bien d’un espace adapté. A l’inverse vous devriez vous dire qu’il s’agit d’un jardin pouvant convenir à tous, qui SEMBLE tout ce qui a de plus normal. Cependant comme pour les vitres qui ont été faites, il a bien fallu se mettre au boulot. Cela ne s’est pas fait tout seul. Les chaussures ne sont pas allées directement se mettre au placard. Au jardin de soins, un travail en amont notamment dans la conception, la réflexion collégiale, la réalisation, la tenue, le rangement, les séances au jardin… ont été réalisés. Ne pas s’en tenir aux apparences. Tout au jardin de soins est pensé, sans pour autant que cela nous saute aux yeux en arrivant. Comme pour une plante, les botanistes, amoureux de la Nature, du Vivant vont commencés à décortiquer chaque détails de celle-ci, comprendre que la plante est bien plus complexe qu’elle n’y parait de prime abord et que sa structure correspond bel et bien aux besoins propres de la plante en question.  Si vous n’êtes pas plus préoccupés que cela par le sujet, vous ne verrez qu’une plante lambda. Ce que je ne vois pas Les trois éléments qui selon moi ne se voient pas, ou ne devraient pas ce voir pour qui n’est pas « botaniste » et qui font la spécificité d’un jardin de soins sont : L’accessibilité L’accompagnement à la thérapie La philosophie Pour percevoir cela il faut être ce « botaniste » ou alors s’entourer de ces « botanistes ». Ainsi vous pouvez ne pas être un expert dans le domaine du jardin de soins. C’est Ok ! Mais je conseille fortement de vous lancer dans l’aventure avec au bras un ou plusieurs professionnels, experts du domaine. Ce que je vois Voici mon opinion très personnelle sur ce qui ce voit et qui me fais dire qu’on est à côté de la plaque. Tous éléments rappelant l’aspect médical ou le soin pur et dur n’ont absolument rien à faire dans un jardin de soins.  Quelques exemples : les blouses blanches les gants en silicone les barres parallèles et autres agrées en tout genre les kits, bacs, étiquetés personnes avec handicap. les parcours prévention des chutes Je vous avez prévenu ! Il s’agit d’un point de vue très personnel et je sens déjà les commentaires et les « haters » se manifester prochainement. J’assume totalement mes propos parce que cela fait déjà plusieurs années que j’ai pu y réfléchir, seule et en groupe, parce que j’ai pu voir ce que cela donnait très concrètement sur le terrain et que j’ai pu échanger avec des professionnels de santé et des patients sur ces éléments. Alors si vous débutez dans votre projet et que vous voyez ce genre d’éléments au jardin dit « de soins », posez des questions si vous êtes curieux à savoir : si ces éléments sont réellement investis par patients et professionnels si les plantes semblent apprécier ces bacs si cela demande du temps, de l’entretien si l’installation est récente ou pas… Bref, posez ces questions si vous le souhaitez puis FUYEZ !!!! Il y a de fortes chances pour que nous arrivions aux mêmes conclusions. Rappelez vous : Ce qui ne se voit pas, ne signifie pas qu’il n’y a rien derrière. Ce qui se voit, n’est pas forcément en adéquation avec ce dont vous avez réellement besoin et qui correspond  à un jardin de soins. A vous de jouer Quelle est votre opinion sur le sujet ? Laissez un commentaire si vous êtes d’accord ou pas d’accord. Les échanges nourrissent nos réflexions alors n’hésitez pas. Pour les timides, il y a toujours possibilité de liker. Prenez soin de vous, Paule. ​Merci d’avoir lu cet article​En complément vous êtes libre de recevoir mon bonus gratuit : ​ »Comment créer un jardin thérapeutique à moindre coût ? »dans lequel je partage 5 pistes pour:-   augmenter vos chances de trouver des aides- optimiser vos ressources SUBSCRIBE Je partage           

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Artificialisation des sols

Vous êtes vous déjà demandés ce que pouvait être le sol sous le goudron de nos routes, sous les dalles béton, les parkings, les terrasses en tout genre… ? Qu’en est-il au juste de nos sols en France ? Devons nous nous alarmer ? En quoi se questionner sur notre impact sur les sols peut changer nos pratiques lors de la mise en place de nouveaux jardins ? Si vous souhaitez en savoir plus afin de vous faire votre propre opinion sur le sujet, lisez la suite ! Nous y traiterons de l’artificialisation des sols dans nos jardins thérapeutiques. Et si l’artificialisation des sols avait plus d’importance qu’on ne le pense. De quoi s’agit il ? Artificialiser un sol, signifie qu’il y a un changement d’utilisation du sol par rapport à son état naturel. Attention ! Qui dit artificialisation, ne dit pas forcément irréversible, ni même obligatoirement imperméabilité du sol occupé. Exemple : Espaces verts de loisirs, jardins publics. Quelles conséquences ? Voici les principaux effets lorsqu’on modifie l’utilisation, la nature première du sol : Diminution des espaces naturels (même un jardin reste une Nature maitrisée) Raréfaction des terres agricoles. Augmentation de la température avec la création d’îlots de chaleur (bitume, jardin minéral…) Augmentation du risque d’inondation en cas d’imperméabilisation du sol. Impact sur la biodiversité. Dégradation des littoraux (non respect de la loi littoral, recul des dunes) Enfin il y a un risque accru d’augmenter les gaz à effets de serre avec l’agrandissement constant des zones urbaines. La nécessité de devoir parcourir des distances de plus en plus grandes pour accéder aux divers services ou travail, va de paire avec l’accroissement des villes. Quelques chiffres : En 2015, l’artificialisation correspondait à 9,5 % du territoire français dont : 2/3 correspondaient à des sols imperméabilisés 1/3 était des sols du type jardins, chantiers, sol enherbés, terrain de sport… Plus le nombre de la population augmente et plus les sols sont artificialisés, en Europe. A noter que les sols sont rarement demandés pour ce qu’ils sont au départ, mais bien pour ce que l’on veut en faire ou pour ses richesses enfouies. Aujourd’hui on spécule sur les sols, compte tenu de la raréfaction de ceux- ci et de la demande toujours aussi importante. Une histoire d’offre et de demande ! Sauf que dans ce cas l’offre reste inflexible contrairement à la demande. La demande elle, se fait de plus en plus forte du fait même du nombre exponentiel d’individus sur Terre. Et comment nourrir près de 7 milliards de personnes avec de moins en moins de sols, qui plus est, demandant de la nourriture carnée quotidiennement ? En brûlant ce qui nous reste de forêt peut être… Et ce n’est pas tout, les experts projettent une augmentation de la population. Rien que pour la France, la projection est de +9 millions de français, pour 2060. En moyenne aujourd’hui c’est la superficie d’un département qui est bétonné tous les 7 à 10 ans. Plus de vert less béton dans les jardins thérapeutiques Leviers d’actions et solutions : Voici quelques solutions à envisager face à la raréfaction des sols et à leur artificialisation : Créer des « ceintures vertes« , en interdisant les constructions au delà  des limites actuelles. Démocratiser les transports en communs, notamment en baissant les prix. Mettre en avant et faciliter l’utilisation du vélo. Végétaliser tout ce qui peut l’être (toit, murs…). Faire respecter la loi littoral et celle sur les zones inondables. L’écologue Marc Barra préconise de : Contenir l’urbanisation et de préserver l’existant. Retirer du « béton » afin de dés-imperméabiliser les sols (trottoirs, anciens parkings…). Remplacer le « gris » par du « vert « . Exemple : mettre des haies plutôt que des clôtures, mettre des marres ou faire des jardins de pluie plutôt que de cuve en béton, travailler sur la végétalisation des toits.Le gain estimé en mettant de telles actions en place est de : 4 milliards d’euros ne serait-ce que pour la sécurité sociale. Au delà de l’argent, c’est une question de sécurité alimentaire, sanitaire et d’écologie planétaire que de se poser, aujourd’hui plus que jamais la question de savoir si l’on continue à foncer dans le mur ou si l’on envisage, et surtout agit, tout autrement. Moi je dis : less béton ! Pour en savoir plus : Vous pouvez aller plus loin dans l’analyse grâce au document ressource, qui m’a aidé dans la réalisation de cet article : Le rapport d’expertise scientifique de l’INRA et IFSTAR, « sols arificialisés et processus d’artificialisation » de décembre 2017. Je veux lire le rapport. Loi littoral : en savoir plus. Article : Un jardin de soins, un jardin comme les autres ? Allons plus loin ensemble. Quelles propositions, actions donneriez vous ou mettez vous déjà en place afin de limiter la casse ? Votre avis compte ! N’hésitez pas à laisser un commentaire au bas de l’article. ​Merci d’avoir lu cet article​En complément vous êtes libre de recevoir mon bonus gratuit : ​ »Comment créer un jardin thérapeutique à moindre coût ? »dans lequel je partage 5 pistes pour:-   augmenter vos chances de trouver des aides- optimiser vos ressources SUBSCRIBE Je partage           

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